Communiqué de presse de la DSF – 06/10/2015

À l’initiative de l’eurodéputée S&D Virgine Rozière, Le Parlement européen a appelé aujourd’hui  la Commission à agir pour étendre l’indication géographique aux produits non-agricoles traditionnels tels que les couteaux de Laguiole par exemple.

L’eurodéputée S&D Virginie Rozière, qui a rédigé le rapport, a déclaré:

« Le bon sens veut qu’en achetant un verre de champagne ou une saucisse de Cumberland – « Cumberland Sausage »-  vous vous attendiez à ce qu’ils viennent de la région en question. Or, ce ne est pas le cas pour les produits non agricoles : lorsque vous achetez un couteaux de Laguiole, un tartan écossais ou du cristal de Bohême il n’y a aucune garantie d’authenticité. Aujourd’hui, nous avons demandé à la Commission de mettre en avant la législation qui va corriger cela et assurera la protection à des produits qui présentent les caractéristiques typiques d’un lieu ou d’une région».

« Un système européen de protection des indications géographiques pour les produits non-agricoles serait un vrai pas en avant pour les consommateurs, les fabricants et les régions. Il garantirait aux consommateurs que le produit répond à des règles strictes d’origine et de qualité. Il protégerait les producteurs contre la concurrence déloyale et contribuerait à soutenir la fabrication et la qualité du travail des artisans. Et aiderait les régions à protéger les emplois locaux et pourrait même stimuler le tourisme.  »

« Une grande partie des biens qui serait protégés par cette nouvelle législation sont produits depuis des siècles, en utilisant des techniques transmises de génération en génération. La protection de ces produits et des techniques de fabrication est un moyen de maintenir le patrimoine de l’Europe et sa diversité. »

Note aux rédactions

Selon une première évaluation autour de 800 produits sont concernés, mais comme le Parlement européen propose un processus d’inscription simple le nombre pourrait être revu à la hausse. Un registre public standard collecterait  les inscriptions et aiderait à informer et protéger les consommateurs.

Actuellement, seuls 15 des 28 États européens ont une législation qui protège les produits lés à une origine géographique. Le Parlement veut mettre en place des règles uniformes pour les rendre plus claires et permettre aux fabricants de vendre plus facilement leurs produits dans l’UE.