Bruxelles – 15/11/2021 – Dans les négociations internationales, une fois un compromis adopté, on disserte sur le verre à moitié vide ou à moitié plein. Le résultat de la COP 26 à Glasgow n’échappe à ces débats. Pour les membres de la délégation de la gauche sociale et écologique, « ce compromis revient à vouloir éteindre un incendie avec un verre d’eau ; qu’il soit à moitié vide ou à moitié plein n’y change rien : ce n’est pas ainsi que nous éteindrons l’incendie ! ».

Pour Éric Andrieu, eurodéputé socialiste membre de la commission en charge de l’environnement, « le résultat de la COP 26 est tout simplement effarant : aucune mesure coercitive sur les énergies fossiles. Peu de moyens de la part des pays riches vers les pays les moins avancés : les 100 milliards promis depuis des années restent dans les limbes. Des puissances comme l’Inde ou la Chine font tout pour affaiblir le texte sur le charbon. La communauté internationale devrait avoir honte du message envoyé à sa jeunesse, qui n’est ni plus ni moins « qu’après nous le déluge ».

« Avec cet accord le maintien du réchauffement de la planète à 1,5°C maximum est tout simplement impossible, alors même qu’il nous reste très peu de temps pour inverser la tendance. Au programme : un réchauffement de 2,7 ° C et une augmentation des émissions des gaz à effet de serre d’ici 2030. Ce week-end, des irresponsables politiques ont pris des décisions qui vont tout simplement faire mourir l’Humanité à petit feu, engendrer des drames et des souffrances » ajoute l’eurodéputé.

« Nous souhaiterions tellement nous féliciter de décisions courageuses prises par la communauté internationale pour sauver le climat et protéger la vie sur Terre. Certes, nous avons des déclarations sur le méthane, la déforestation et les investissements dans les combustibles fossiles. Malheureusement, les mesures concrètes font toujours défaut dans les déclarations finales, alors même que mettre fin aux subventions aux combustibles fossiles à l’échelle mondiale devrait être une priorité absolue. Il est beaucoup trop tard pour les petits pas » concluent les membres de la délégation.