Bruxelles – 14/10/ 2021 – En réaction à la flambée des prix de l’énergie, la Commission européenne a présenté hier (13 octobre) une panoplie de mesures à la disposition des États Membres.

La balle est désormais dans le camp des gouvernements, notamment le gouvernement français, qui doit se saisir de ces propositions. Au vu de la gravité de la crise qui s’annonce, il y a urgence à mettre en œuvre des vraies solutions pour permettre à tous les français, notamment les plus modestes, de faire face à leurs factures d’énergie.

Les timides mesures annoncées par le Premier ministre ne suffiront pas. Elles contrastent fortement avec les marges de manœuvres importantes offertes par l’UE, dans lesquelles on retrouve clairement les propositions des Socialistes.

Nous demandons le doublement du montant du chèque énergie, et pas simplement un « coup de pouce » ponctuel de 100€. Les critères d’éligibilité du chèque énergie – qui concerne aujourd’hui potentiellement 6 millions de personnes – doivent également être revus afin d’en augmenter le nombre de bénéficiaires. Nous proposons à ce titre le doublement du seuil de revenu en deçà duquel le chèque peut être perçu.  Le chèque énergie doit par ailleurs être versé automatiquement à tous ceux qui peuvent y prétendre. Aujourd’hui, 20% des bénéficiaires potentiels du chèque énergie ne le perçoivent pas.

Il faut par ailleurs augmenter le périmètre du chèque énergie au-delà des seules dépenses de chauffage, d’électricité et d’isolation afin que les dépenses de carburants soient également couvertes.

Un bouclier énergétique doit également être mis en œuvre, pour tous les personnes qui gagnent moins de 1700€ par mois, afin de proposer des tarifs sociaux plus bas sur les premières consommations, à l’image de ce qui se pratique déjà dans de nombreuses collectivités pour la tarification de l’eau. Enfin, la Commission évoque également la possibilité de baisser, de manière temporaire et ciblée, les taux de taxation de l’énergie pour les ménages vulnérables, ce que nous appelons de nos vœux. Cette mesure requiert l’ouverture de négociations au niveau européen avec nos partenaires.

Alors que l’Europe s’organise pour faire face à cette crise, la frilosité du gouvernement français est inexplicable. Assez de demi-mesures, des solutions efficaces existent et il est temps de les mettre en œuvre.

 

Sylvie Guillaume ; Eric Andrieu ; Nora Mebarek députés socialistes européens