Communiqué de presse d’Eric Andrieu et d’Isabelle Thomas – 22/07/2015

Ce mercredi, à l’issue du Conseil des Ministres, le Premier Ministre Manuel VALLS et Stéphane LE FOLL, Ministre de l’Agriculture, ont annoncé une série de mesures d’urgence destinées à répondre à la crise des trois filières qui manifestent depuis quelques jours leur désarroi devant l’effondrement des prix des viandes bovines, porcines et du lait.

En annonçant le déblocage en urgence de plus de 600 millions d’euros faveur des éleveurs français en difficulté, afin de les aider à alléger leur trésorerie, dont 100 millions d’annulations de charges et de cotisations, le gouvernement répond à une attente légitime, car « ils n’exigent rien d’autre que de pouvoir vivre décemment de leur travail, et tout ce qui pourra les aider à passer le cap de la crise doit être mis en œuvre par le gouvernement » déclarent Isabelle THOMAS (Députée Européenne de l’Ouest) et Éric ANDRIEU (Vice-Président de la Commission de l’Agriculture) qui se félicitent des mesures annoncées.

Les deux eurodéputés soulignent que cette crise des secteurs laitiers et de l’élevage démontre que le cadre de la Politique Agricole Commune (PAC) offre des outils de gestion aujourd’hui inadaptés aux phénomènes de volatilité des prix, car incapables de prévenir les cycles de crises qui affectent l’agriculture européenne aujourd’hui, ouverte sur le monde.

Isabelle Thomas et Éric ANDRIEU estiment que « ce modèle d’organisation devra, à très court terme, faire l’objet d’une réforme en profondeur qui ne pourra pas faire l’impasse sur la nécessité de garantir une juste et équitable rémunération à chacun des acteurs des filières agricoles. Le volet contractualisation avancé par le Ministre de l’Agriculture comme outil de réponse à la volatilité des prix doit devenir la norme en France, comme en Europe ». Ils plaident également pour que la future PAC se dote de puissants instruments de soutien immédiatement mobilisables en cas de crises pour accompagner les filières le temps des cycles baissiers.

Enfin, les eurodéputés socialistes font une nouvelle fois le constat que ce modèle de production et d’organisation des marchés est en totale inadéquation avec les besoins et attentes des citoyens européens, il ne fait que favoriser la course au moins-disant et la concentration de la production au détriment de la qualité des produits, de l’environnement et de l’emploi sur les territoires.

La France doit convaincre ses partenaires que le temps du changement est venu et être à l’initiative de la redéfinition du modèle agricole européen !