Monsieur le Président, Madame la Commissaire, depuis maintenant plus de 20 ans, les conservateurs et libéraux dans cette enceinte n’ont eu de cesse que de vouloir modifier cette politique de cohésion, qui est une politique de solidarité, vers une politique de compétitivité.

Nous voyons le résultat: l’Europe est en crise environnementale, sociale, économique et politique. Donc, merci aux deux corapporteurs qui, par leurs amendements et leur transformation effective de la proposition de la Commission, ont essayé de donner un sens de solidarité à cette politique de cohésion. Merci d’avoir appréhendé la question de la simplification, d’avoir mis dans ce projet la garantie «enfance», d’avoir gardé les trois types de région et donc d’avoir renforcé les taux de cofinancement et les 30 % sur l’enjeu climatique qui nous incombe à tous.

Aujourd’hui, la question majeure est celle de la macro-conditionnalité économique. Nous ne pouvons pas accepter – et cela a été dit par plusieurs intervenants – que la Commission de l’Union Européenne intervienne au niveau des régions dès lors qu’un État membre ne respecte pas les règles du pacte de stabilité et de croissance. C’est une inconséquence notable qui va aller à l’encontre du développement de nos territoires, à l’échelle de l’Union européenne.