Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, chers collègues,

Je tenais tout d’abord à remercier mon collègue Luis Manuel Capoulas Santos pour son travail et son rapport que je soutiens.

J’ai bien entendu le devoir de réalité dont vous faites état, Monsieur le Commissaire, mais la réalité, c’est que le Parlement est codécideur, colégislateur depuis le traité de Lisbonne, et le Parlement doit être respecté.

Je trouve assez cocasse la proposition de la Commission. Alors qu’il n’y a toujours pas d’accord entre le Parlement et le Conseil sur le futur budget pluriannuel, il nous est demandé de fixer un taux d’ajustement des paiements directs de la PAC au titre de l’année civile 2013 pour l’année 2014. Cette demande de diminution des aides de 5 % ne me paraît pas acceptable en l’état.

Par ailleurs, la spécificité des exploitations des régions ultrapériphériques, dont les particularités ont été reconnues par les traités, doit être prise en compte.

À ce titre, aujourd’hui comme demain, je considère qu’il ne doit être procédé à aucune diminution des paiements pour les exploitations de ces régions sensibles.