La bactérie Xyllela Fastidiosa, responsable de la mortalité des oliviers et susceptible d’affecter d’autres espèces végétales, est une vraie menace pour l’économie agricole des zones méditerranéennes.

Je me félicite qu’à la suite des mesures de protection prises par la France, l’Union lui ait emboîté le pas. Le 29 avril, celle-ci a pris des dispositions visant à détruire les arbres infectés, à contrôler et limiter sur son territoire tout mouvement de matériel végétal depuis les zones touchées, et à interdire toute importation dans l’Union de plantes en provenance des pays tiers d’où est apparue la bactérie.

Mais nous aurions bien tort de nous arrêter là. Cet épisode sanitaire pose de nouveau le problème du contrôle des végétaux importés en Europe. Il y a un an, nous avions ce débat sur la protection des végétaux contre l’importation d’organismes nuisibles. Devant les défaillances répétées de l’actuel dispositif de contrôle aux frontières extérieures de l’Union, j’avais proposé de le changer. Je n’avais pas été entendu.

La résolution du Parlement exhorte la Commission à revoir ce système de contrôle phytosanitaire afin de mieux protéger le territoire de l’Union. J’appuierai cette demande comme celle appelant à venir en soutien aux zones touchées par la Xyllella Fastidiosa.

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