Triste anniversaire que celui de l’effondrement du Rana Plaza: 1138 ouvriers tués, plusieurs milliers blessés, et dans les décombres, des étiquettes de grandes marques européennes…

Ces bangladais étaient surexploités et travaillaient dans des conditions de sécurité indignes pour fournir des vêtements bon marché au reste du monde.

Aujourd’hui, justice n’a toujours pas été faite. Il manque des millions de dollars au fonds d’indemnisation des victimes et de leurs familles. Et beaucoup reste à entreprendre pour garantir des conditions de travail décentes.

L’Europe doit s’inspirer des initiatives nationales existantes. L’Assemblée Nationale française a ainsi adopté une proposition de loi pionnière qui oblige les sociétés transnationales à avoir vis-à-vis de leurs filiales et sous-traitants un plan de vigilance pour prévenir les atteintes aux droits de l’homme et à l’environnement, lutter contre la corruption et réparer les dommages subis par les victimes. Dans d’autres pays, la même réflexion est à l’œuvre. C’est le début d’un mouvement que l’Union européenne à la capacité et le devoir d’amplifier.

Le message du Parlement est clair. Nous demandons des mesures concrètes et contraignantes pour responsabiliser les entreprises en légiférant pour instaurer un devoir de vigilance et une obligation de traçabilité et de transparence de la chaîne d’approvisionnement.

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