Les eurodéputés de la Commission Agriculture du Parlement européen demandent l’exclusion des filières sensibles du mandat de négociation de la Commission européenne avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Strasbourg, le 02/10/17 – Alors la Commission européenne vient d’annoncer son intention d’inclure la viande bovine dans les négociations de libre-échange avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), qui ont repris lundi 2 Octobre à Brasilia, le Parlement européen vient d’envoyer un signal fort votant deux rapports demandant l’exclusion des filières sensibles des futures négociations commerciales avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Réunies ce lundi à Strasbourg, les eurodéputés de la Commission AGRI ont adopté, à une large majorité, les rapports Andrieu (31+, 12-, 2abst.) et Nicholson (35+, 7-, 3 abst.) sur le mandat de négociation pour la conduite des négociations commerciales de l’Union avec l’Australie et avec la Nouvelle-Zélande. À l’exception des libéraux et d’une partie de la droite européenne, les deux rapports ont été soutenus par l’ensemble des groupes politiques. « Ce vote constitue un rappel à l’ordre à la fougue libre-échangiste de l’exécutif européen. » souligne le rapporteur Eric Andrieu.

Avant d’ajouter : « Nous demandons à la Commission européenne une exclusion claire des filières les plus sensibles de ces négociations, à commencer par les viandes bovine et ovine, les produits laitiers et les sucres spéciaux. » Les parlementaires considèrent ; en effet, qu’une plus grande ouverture du marché dans ces secteurs pourrait avoir des conséquences désastreuses pour les producteurs européens. Ils mettent en garde contre le risque d’un fort déséquilibre de ces accords dans le secteur agricole au détriment de l’Union européenne.

Les eurodéputés insistent, enfin, sur le cumul des concessions commerciales faites par l’Union en matière agricole, tant dans le cadre multilatéral que dans le cadre bilatéral, et de leur conséquences sur les filières. «La Commission doit arrêter de saigner l’agriculture européenne comme elle le fait actuellement en s’en servant systématiquement de monnaie d’échange pour un accès accru de nos produits industriels et services aux marchés des pays tiers ! » lâche le Porte-parole des sociaux-démocrates européens à l’agriculture.

Avant d’avertir : « Le Parlement européen ne cautionnera pas la disparition de l’agriculture européenne. »

 

 

Contact presse : Raphaël Delarue, + 32 486 359 463