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Le Parlement européen s’oppose une nouvelle fois à la Commission européenne sur les OGM, le glyphosate et les néonicotinoïdes

Le Parlement européen a adopté aujourd’hui deux nouvelles objections : l’une portant sur le renouvellement de l’autorisation de mise sur le marché de produits contenant du soja génétiquement modifié MON 89788, l’autre sur les limites maximales applicables aux résidus de plusieurs néonicotinoïdes.

Concernant les OGM, ce n’est pas moins que la 36ème fois que le Parlement européen s’oppose à une mise sur le marché. Pour les produits contenant du soja OGM, la raison est simple : ce soja a été modifié pour résister au glyphosate, ce qui signifie que sa culture fera appel à une utilisation accrue de cette substance, augmentant de facto la quantité de résidus dans les récoltes.

Pour la Délégation de la Gauche sociale et écologique : « À partir du moment où nous savons que c’est très probablement un produit cancérigène, réduire sa présence est tout simplement indispensable pour garantir un niveau élevé de protection des consommateurs. Par ailleurs, il convient de noter que cette autorisation n’a pas été soutenue par les États membres, et que la Commission européenne reconnaît elle-même que c’est là une pratique non démocratique ».

Pour Éric Andrieu, Vice-président socialiste du groupe S&D, membre des commissions environnement et agriculture : « la Commission européenne doit cesser d’autoriser des OGM, que ce soit à des fins de culture ou d’alimentation humaine ou animale, dans les cas où les États membres ne rendent pas d’avis ; elle doit concentrer son énergie à soutenir la recherche, notamment sur les conséquences sur la santé humaine des OGM et des herbicides complémentaires. Enfin, nous devons casser la dépendance de l’Union européenne à l’égard des importations d’aliments pour animaux sous forme de soja, dépendance qui provoque la déforestation dans les pays tiers, au mépris de l’accord de Paris et des objectifs de développement durable ».

« Concernant les néonicotinoïdes, nous savons que ces substances sont dangereuses pour les abeilles et autres pollinisateurs ; c’est pourquoi nous demandons à la Commission européenne, gardienne des traités, de respecter ces derniers, à commencer par le principe de précaution ! », conclut la Délégation de la Gauche sociale et écologique.

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