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Site d'Eric Andrieu - Député européen

Les défenseurs de l’environnement appellent les États membres à s’opposer au renouvellement de l’autorisation du glyphosate

Les défenseurs de l’environnement appellent les États membres à s’opposer au renouvellement de l’autorisation du glyphosate

Bruxelles, 18/07/2017 – À la veille de la discussion prévue mercredi 19 juillet sur la proposition de renouvellement pour dix ans de l’autorisation du glyphosate, les deux eurodéputés qui ont obtenu qu’ait lieu le 11 octobre prochain au Parlement une audition publique sur les Monsanto Papers, sont de nouveau montés au créneau, mardi 18 juillet, pour appeler les États membres à rejeter la proposition de la Commission européenne.

L’appel d’Éric Andrieu (S&D, français) et de Marc Tarabella (S&D, belge) est la réponse que ces eurodéputés apportent à l’appel lancé aux États membres par le commissaire à la Santé et à la Sûreté alimentaire, Vytenis Andriukaitis, à approuver la proposition à la majorité qualifiée pour que la Commission ne soit pas seule à décider (EUROPE 11831).

Furieux que le commissaire ait jugé la « controverse scientifique close », les deux eurodéputés réitèrent, dans un communiqué commun, qu’ils considèrent, eux, que « la Commission européenne s’assoit sur le Parlement et les 1,3 million d’Européens  qui ont signé l’initiative citoyenne européenne ‘Stop glyphosate’ ».

L’an dernier, le Parlement s’était prononcé pour une autorisation de 7 ans assortie de nombreuses restrictions d’utilisation.

Lobbies agricoles et céréaliers réclament de nouveau une autorisation de 15 ans

Les lobbies agricoles et céréaliers demandent, comme ils l’avaient fait l’an dernier, que l’autorisation soit accordée pour quinze ans. C’est l’objectif de la lettre qu’ont adressée conjointement le Coceral et le Copa-Cogeca aux représentants des États membres qui siègeront mercredi au comité PAFF. Ils font valoir notamment que cet herbicide le plus largement utilisé est important pour les cultures et qu’il est « vital de respecter un processus de décision fondé sur la science et de maintenir la confiance dans l’EFSA ».

Rappelons que l’avis de l’EFSA, comme celui de l’ECHA, pour qui le glyphosate n’est probablement pas cancérigène pour l’homme, contredit l’avis scientifique de l’Agence internationale de recherche sur le cancer de l’OMS, selon lequel le glyphosate est probablement cancérigène pour l’homme. (Aminata Niang)

 

Source : Agence Europe