Les eurodéputés veulent un plan d’action européen pour les filières caprines et ovines.

 BRUXELLES – Nouveau paiement environnemental, mesures d’incitation pour les jeunes éleveurs, aides couplées visant à accroître la compétitivité des agriculteurs, transparence du marché, simplification du système d’identification et compensations pour les pertes subies après les attaques de prédateurs… Tel est le message principal du projet de résolution adopté par les eurodéputés en Commission de l’Agriculture de Parlement européen ce mercredi 21 février, à une large majorité (37+, 3-,0 abst.).

« Dans les systèmes herbagers extensifs, ces filières jouent un rôle essentiel dans la préservation des écosystèmes et la prévention des avalanches, des inondations et des feux de forêt », rappelle Eric Andrieu, rapporteur pour le Groupe des sociaux-démocrates. « Nous proposons un nouveau paiement environnemental pour soutenir la gestion des pâturages. »

« Le soutien de la PAC est extrêmement important pour les filières ovine et caprine, pour le développement des territoires et l’emploi. Il doit être conservé et conforté », estime l’eurodéputé socialiste. Le rapport prône le renforcement des aides couplées et la prise en compte de la spécificité des prairies méditerranéennes dans l’éligibilité aux aides. Il souligne que les jeunes agriculteurs et les nouveaux arrivants devraient bénéficier d’un soutien accru.

Les eurodéputés préconisent, en outre, d’améliorer le marquage des moutons et d’assurer la traçabilité tout en réduisant les formalités administratives.

L’UE doit faire plus pour contrôler et gérer la propagation des prédateurs, tels que les loups, les ours, et, en particulier, les hybrides loups-chiens non protégés, dans les zones de pâturage. « Nous demandons une indemnisation adéquate pour les pertes causées par les attaques de grands prédateurs qui ne sont pas protégés par la législation de l’UE, afin de maintenir les modes d’élevage pratiquant le pastoralisme », souligne l’eurodéputé du Sud-Ouest.

Les eurodéputés demandent, enfin, une approche prudente des négociations commerciales. Ils rejettent toute augmentation de l’accès préférentiel au marché communautaire au-delà des contingents tarifaires existants et prônent l’exclusion des secteurs ovin et caprin des négociations commerciales avec les pays tiers. Pour Eric Andrieu, « il est par ailleurs indispensable de mieux promouvoir la viande ovine de qualité, de mettre l’accent sur le marché intérieur, afin que l’agneau européen devienne un choix naturel pour les consommateurs de l’UE. »

Le Parlement dans son ensemble, se prononcera lors de la session plénière des 16 et 19 avril à Strasbourg.

 

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