Communiqué de presse – 16/09/2014

Le 7 Août 2014, la Russie a décrété une interdiction totale, pour une durée d’un an, de l’importation de la plupart des produits alimentaires en provenance des pays de l’Union européenne. Sur le plan européen, les exportations vers la Russie s’élèvent à 11,8 milliards d’euros par an, dont la moitié concerne des produits directement impactés par l’embargo, parmi eux un tiers de fruits et légumes. En ce qui concerne la pêche, la valeur des produits impactés s’élevait à 144 millions d’euros en 2013.

« L’embargo russe a eu de graves conséquences pour l’agriculture et la pêche européenne. L’Union européenne a brutalement perdu une part importante de ses marchés vis-à-vis de l’un de ses premiers partenaires commerciaux. Cette perte de débouché entraine une abondance de produits, déstabilisant ainsi les marchés et faisant chuter les prix, et par contre-coup le revenu des agriculteurs et pêcheurs » précisent Eric Andrieu, Jean-Paul Denanot et Isabelle Thomas.

« Parce que nous sommes sur un marché unifié, nous estimons que l’Europe doit soutenir ses agriculteurs et pêcheurs de façon coordonnée et équitable. Grace à notre action passée lors de la réforme de la PAC, nous avons maintenu des outils de régulation pour affronter des crises exceptionnelles. Ces outils ont été mobilisés rapidement, puis mis en en stand-by suite à un bond disproportionné des demandes en Pologne avec des « doutes sérieux » sur la validité des dossiers. Face à l’urgence, nous appelons la Commission européenne à mettre en place un mécanisme plus ciblé empêchant les abus tout en répondant à la crise qu’affronte le monde agricole. Pour être ferme vis-à-vis de l’extérieur il faut être solidaire à l’intérieur. » concluent les eurodéputé-e-s socialistes.

Pour visionner l’intervention d’Eric Andrieu dans le débat sur les conséquences de l’embargo russe en commission de l’agriculture  à Bruxelles le 4/09/2014, cliquez ici.