Ce mardi 12 décembre, le Parlement européen a donné son feu vert au règlement dit « Omnibus ». Une réforme nécessaire mais insuffisante pour Eric Andrieu.

Strasbourg – Mardi 12 décembre, le Parlement européen a adopté à une large majorité le règlement dit « Omnibus ». Ce règlement modifie les règles financières régissant la mise en œuvre du budget de l’UE, ainsi que 15 actes législatifs sectoriels, notamment dans le domaine de l’agriculture.

« L’objectif initial de ce règlement était de favoriser une simplification de la politique agricole commune, mais le Parlement européen a souhaité aller plus loin et ainsi tracer un certain nombre d’orientations pour la future politique agricole commune », souligne l’eurodéputé Eric Andrieu.

Les règles approuvées simplifieront la politique agricole commune (PAC) au moyen d’une série d’améliorations techniques qui seront apportées aux quatre règlements relatifs à la PAC: paiements directs, développement rural, organisation commune des marchés et règlement horizontal.

Pour le Porte-parole des sociaux-démocrates européens à l’agriculture « ce texte va permettre l’extension des dérogations des règles de la concurrence à tous les secteurs agricoles, le renforcement du rôle des OP dans les contrats, la généralisation des mesures exceptionnelles de crise à tous les secteurs, et enfin, une meilleure répartition de la valeur ajoutée dans la chaîne alimentaire, ce qui est une bonne chose. »

L’eurodéputé du Sud-Ouest se félicite également que l’Omnibus permette de rendre éligible des surfaces de pâturage extensif dans les zones zone méditerranéenne. Il salue, enfin, l’adoption d’amendements importants pour la viticulture, qui permettront, d’une part, d’enrichir, par méthodes soustractives, les vins liquoreux dont le taux est supérieur à 15°, et d’autre part, d’assurer un meilleur contrôle des surfaces de plantation dans le Cognac.

Avant de nuancer : « Ces mesures sont nécessaires mais demeurent très insuffisantes pour lutter contre la volatilité des prix en cas de crises des marchés ! Le secteur a besoin de davantage de régulation ! »

Et de conclure : « Ces adaptations ne remplaceront jamais une vraie réforme ambitieuse de la PAC dont nous avons besoin, et ce, dès à présent. »

 

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