Le Parlement européen presse la Commission d’agir pour protéger la santé des 500 millions d’Européens.

Strasbourg – Jeudi 17 avril, le Parlement européen a adopté à une écrasante majorité (447+, 14-, 41abst.) une résolution dans laquelle les eurodéputés estiment que le cadre de l’Union européenne en matière de perturbateurs endocriniens, tel que proposé par la Commission dans sa communication, ne permet pas de faire face à la menace que représente l’exposition aux perturbateurs endocriniens pour la santé humaine et l’environnement. Pour l’eurodéputé PS Eric Andrieu « Le texte de la Commission européenne n’est pas à la hauteur des enjeux sanitaires et environnementaux liés à l’exposition aux perturbateurs endocriniens. »

Les eurodéputés demandent à la Commission de prendre rapidement toutes les mesures qui s’imposent pour garantir un niveau élevé de protection de la santé humaine et de l’environnement contre les perturbateurs endocriniens en réduisant au maximum, dans les faits, l’exposition globale des êtres humains et de l’environnement à ces substances. Ils exigent la mise en place, en juin 2020 au plus tard, d’une définition transversale des perturbateurs endocriniens fondée sur la définition de l’OMS.

Suite au vote camouflet infligé par le Parlement européen, la Commission européenne s’était engagée, fin 2017, à présenter une nouvelle stratégie pour réduire autant que possible l’exposition des citoyens de l’Union européenne aux perturbateurs endocriniens. Pour le député européen cependant : « La feuille de route présentée le 7 novembre dernier est loin des engagements pris par la Commission. Une fois de plus l’exécutif nous propose des mécanismes d’évaluation, là où on était en droit d’attendre des mesures d’urgences. »

Le Président de la Commission d’enquête sur les procédures d’homologation des pesticides en Europe déplore, en outre, « l’absence de mesures pour traiter des ‘effets cocktails’. »

« Ces propositions sont largement insuffisantes pour lutter contre l’infertilité croissante en Europe. Aujourd’hui 5 à 10% des couples dans l’Union européenne sont touchés par l’infertilité », enchaîne Eric Andrieu, qui y voit « un problème de santé publique majeur pour l’Union européenne. »

Pour le Vice-Président des sociaux-démocrates: « Une fois de plus la Commission européenne, sous la pression des lobbyistes industriels, joue la montre et se refuse à une stricte application du principe de précaution. Cela doit changer ! »

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