Le Parlement européen a aujourd’hui rejeté par 389 voix la proposition de la Commission européenne sur les perturbateurs endocriniens. Charges de la preuve trop importantes, dérogations trop larges, cette définition sur les perturbateurs endocriniens, proposée par la Commission européenne et acceptée par la France, étaient ceux de l’industrie chimique et mettait en danger la santé la santé de millions de consommateurs-citoyens !

Il faut être clair : ce n’est pas à BASF et Bayer, par la voix de l’Allemagne, de décider du niveau de protection en matière de santé des citoyens européens. Si l’Allemagne sait être intransigeante en matière économique, nous devons l’être en matière de protection de la santé et de l’environnement. Face aux menaces des lobbys en termes d’emploi et d’économie, il faut marteler ce chiffre : les maladies attribuables aux perturbateurs endocriniens coûtent chaque année plus de 157 milliards d’euros. Les conséquences sur la santé et l’environnement sont bien visibles : baisse de la fertilité masculine, puberté précoce, malformations congénitales, cancers du sein, obésité, diabète, etc.

Pour Eric Andrieu et les eurodéputés socialistes et radicaux, le principe de précaution doit prévaloir !

Ils demandent à la Commission européenne doit revoir sa copie et proposer un nouveau texte qui prennent en compte les préoccupations légitimes de nos concitoyens. Les eurodéputés socialistes et radicaux resteront mobilisés pour obtenir une législation ambitieuse : le niveau de preuve requis pour identifier une substance comme perturbateur endocrinien doit être proportionné et les exemptions doivent rester exceptionnelles si l’on veut un texte véritablement efficace !