Face au nouveau tarif douanier dont va bénéficier l’Équateur, les eurodéputés socialistes demandent à la Commission européenne de mieux protéger la banane européenne.

Bruxelles – – Le Parlement européen a approuvé ce jeudi 2 février, à une large majorité (544+, 78-, 21 abst.), la révision du mécanisme de stabilisation pour les bananes, prévu pour l’accord de libre-échange multipartite UE/Colombie, Équateur et Pérou et pour l’accord de libre-échange UE/Amérique centrale.

« Nous refusons que la Commission européenne jette en pâture nos producteurs d’Outre-mer face à la concurrence internationale ! », estiment les eurodéputés socialistes français Louis-Joseph Manscour, Emmanuel Maurel et Eric Andrieu.

« Le 14 décembre 2016, lors de son approbation par le Parlement européen, nous n’avions pas apporté notre soutien à l’entrée de l’Équateur dans l’accord commercial UE-Colombie Pérou. Et pour cause, la ristourne douanière concédée par l’UE au premier exportateur mondial de bananes qu’est l’Équateur fait peser une menace réelle sur l’avenir des producteurs européens du petit fruit jaune, au premier rang desquels figurent la Guadeloupe et la Martinique », explique Louis-Joseph Manscour porte-parole des socialistes pour les régions ultrapériphériques.

Avant d’ajouter : « Face au déferlement de cette banane low-cost, nous devions proposer une protection adéquate pour nos producteurs. C’est ce que nous avons obtenu aujourd’hui grâce à l’adoption de ce texte. »

« Nous le savons tous, ce mécanisme n’a jamais été appliqué, ni pour la Communauté Andine, ni pour l’Amérique centrale, alors que chaque année, certains de ces pays ont dépassé leurs seuils d’exportations sur notre marché. Le nouveau système d’alerte permettra de faciliter le déclenchement de ce dispositif dans l’intérêt de nos producteurs. La question de la prolongation de cet outil, ainsi que celles de mesures de soutien à nos producteurs, sont maintenant sur la table » souligne, de son côté, Emmanuel Maurel, membre de la Commission du Commerce international.

« Nous demandons surtout à la Commission de clarifier sa position sur la question du démentiellement tarifaire, afin qu’elle s’engage à ne plus réduire le tarif qui a été ramené à 75 euros la tonne pour les bananes sud-américaines. Il s’agit pour nous de protéger l’équilibre socio-économique déjà fragile de nos régions ultrapériphériques et des pays ACP », conclut Eric Andrieu, coordinateur des socialistes européens pour l’Agriculture.

 

 

Contact presse :

Bureau Eric Andrieu : Raphaël Delarue, + 32 486 359 463

Bureau Louis-Joseph Manscour : Marion Reache, +32 228 45 228

Bureau d’Emmanuel Maurel : Camille Bortolini, + 32 495 64 19 45