Retrouvez  ci-dessous la question écrite relative à l’avenir du financement du programme LEADER, deposée avec mon collègue Tibor Szanyi et la réponse du Commissaire européen Phil Hogan :

 

Question avec demande de réponse écrite E-001024/2018

à la Commission

Article 130 du règlement

Eric Andrieu (S&D) et Tibor Szanyi (S&D)

Objet:          Programme LEADER

Des réunions récentes portant sur le financement de la PAC ont révélé que le programme LEADER, une initiative de l’Union dont l’acronyme signifie «Liaisons entre actions de développement de l’économie rurale», pourrait ne pas être prolongé dans les futurs programmes de soutien au développement rural.

Ce programme est un élément essentiel pour le développement de nos régions à travers l’Europe, tant sur le plan économique que sur le plan de l’emploi. Il s’agit également de l’une des actions les plus significatives entreprises par Bruxelles dans le but de maintenir nos territoires en vie. Ainsi, de notre point de vue, la suppression de ce programme enverrait un signal désastreux aux citoyens de l’Europe.

  1. La Commission peut-elle confirmer que la non-prolongation du programme LEADER est envisagée?
  2. Quelles sont les solutions de remplacement envisagées par la Commission pour la préservation de nos territoires?

 


 

FR

E-001024/2018

Réponse donnée par M. Hogan

au nom de la Commission

(17.4.2018)

 

  1. Comme il est indiqué dans la communication «L’avenir de l’alimentation et de l’agriculture»[1], la Commission considère LEADER comme un moyen efficace de renforcer les capacités locales et de favoriser l’inclusion sociale, la réduction de la pauvreté et la création d’emplois dans l’économie locale. Ce programme devrait donc faire partie intégrante de la future politique agricole commune (PAC).

 

  1. Outre LEADER, la communication susmentionnée envisage d’inclure un large éventail d’interventions dans la future PAC. Ces interventions devraient permettre aux États membres de modeler le soutien apporté par la PAC aux zones rurales selon leurs besoins territoriaux spécifiques tout en contribuant aux objectifs de l’UE. Ces interventions porteraient, entre autres, sur une aide au revenu pour les agriculteurs, des investissements dans le capital physique et humain, y compris l’infrastructure locale, la qualité des denrées alimentaires, les emplois dans les entreprises rurales, le transfert de connaissances et l’innovation, les régimes de qualité, et des actions en matière d’environnement et de climat.

[1]     Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions «L’avenir de l’alimentation et de l’agriculture», COM(2017) 713, 29.11. 2018.