L’eurodéputé Eric Andrieu dénonce l’absence de dimension européenne du projet de loi du gouvernement sur l’alimentation et demande la mise en place du principe de neutralité de la grande distribution.

 

Bruxelles – Alors que le Ministre de l’Agriculture Stéphane Travert a présenté mercredi 31 janvier les différentes mesures de son projet de loi sur l’alimentation pour le monde agricole, les promesses suscitées par les États généraux ne sont pas tenues. Qualité nutritionnelle des aliments, encadrement de la publicité, éducation à l’alimentation : «Les attentes étaient fortes, elles restent sans réponse », estime l’eurodéputé PS Eric Andrieu, « Des mois de débats accouchent d’une coquille vide ! »

Pour le Porte-parole des Sociaux-Démocrates européens à l’Agriculture : « Le texte en l’état ne garantit pas une amélioration du prix payé aux producteurs. » Avant d’ajouter : « La guerre de prix est synonyme de destruction de valeur. Remonter le seuil de revente à perte équivaut à imposer une marge minimale, ne faudrait-il pas également s’intéresser à plafonner les marges de de la grande distribution ? »

Eric Andrieu plaide pour la mise en place d’un principe de neutralité de la grande distribution à l’instar de ce qui se fait dans les Biocoop, où le taux de marge est constant sur tous les produits. « Aujourd’hui, pour compenser les faibles marges qu’ils se font sur les produits des grandes marques, comme le coca-cola, sur lesquels ils n’ont pas de pouvoir de négociation, les grands distributeurs surmargent les produits agricoles, et ce, au détriment de nos propres agriculteurs », souligne le député européen.

L’eurodéputé socialiste dénonce par ailleurs «les timides avancées du texte qui sont déconnectées des enjeux de santé et d’environnement. Le projet de loi ne remplit pas ses promesses initiales en faveur d’une agriculture durable et d’une alimentation de qualité pour tous». Plutôt que d’améliorer les circuits longs, le gouvernement devrait privilégier le développement des circuits courts et de proximité ! »

Last but not least, Eric Andrieu reproche au projet de loi Travert de faire l’impasse sur la dimension européenne des contrats. Or, « Présenter un projet de loi agricole sans dimension européenne c’est un peu comme essayer de regonfler un pneu crevé. »

 

Avant de conclure : « Le gouvernement français est-il au courant que la Commission européenne travaille sur une proposition relative aux pratiques commerciales déloyales qu’elle doit présenter le 25 avril prochain ?

 

 

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