Communiqué d’Eric Andrieu – 22/06/2016

Hier matin, la Commission Agriculture du Parlement européen a eu un échange de vu avec le Commissaire Miguel Arias Cañete, chargé de l’action pour le climat et de l’énergie, sur les objectifs pour 2030 en ce qui concerne les secteurs ne relevant pas du système d’échange de quotas d’émissions (SEQE). L’agriculture, qui ne fait pas parti du SEQE, doit réduire d’ici 2030 de 30 % ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2005.

Dans son intervention, Eric Andrieu a souligné que bien que l’agriculture intensive produise du gaz à effet de serre, certaines réductions ne sont pas possibles. Il est en particulier question du rejet du méthane entérique provenant d’élevages extensifs de ruminants consommateurs d’herbe naturelle très souvent localisés dans des régions peu prospères. Il n’est pas question de mettre en danger ces types d’élevages au profit d’élevages intensifs et industriels. « Le maintien de ces élevages est vital pour l’emploi et l’environnement de ces régions », a rappelé l’eurodéputé.

Pour Eric Andrieu, l’agriculture est même « une partie de la solution puisqu’elle permet de stocker le carbone et de produire de la biomasse par l’intermédiaire des sols ». L’eurodéputé fait référence au programme présenté par le Ministre de l’Agriculture français lors de la COP21. Ce dernier établit qu’un taux de croissance annuel du stock dans les sols de 4 pour 1000 permettrait de stopper l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère.

Quant à la production d’énergies renouvelables, l’agriculture et la sylviculture produisent de la biomasse qui peut être utilisée comme une ressource importante de production d’énergie. Eric Andrieu a ainsi rappelé, lors de son intervention, que la production agricole doit cependant être alimentaire avant d’être utilisée dans l’énergie. Le problème de la consommation en énergie lié aux bâtiments d’élevages, à l’utilisation de pétrole pour la production d’engrais azoté et aux forces de traction reste cependant entier. Un certain nombre de pratiques agricoles et de technologies innovantes pourraient selon le député européen contribuer, dans un futur proche, à son amélioration.