Communiqué de la DSF – 11/02/2015

Un an et demi après le scandale de la viande de cheval utilisée dans des lasagnes soi-disant au bœuf, la Commission européenne, soutenue par la droite européenne, y compris sa composante française l’UMP, cherchent à tailler en pièces l’aspiration des citoyens à une véritable transparence quant au pays d’origine de la viande utilisée dans les aliments transformés.

Face à eux, une majorité des membres du Parlement européen s’est exprimée une nouvelle fois aujourd’hui pour que la Commission européenne légifère afin d’instaurer davantage de transparence et de traçabilité (460 voix pour, 204 contre et 33 abstentions). Rappelons que cette demande a plusieurs fois été exprimée par le gouvernement français.

Pour Gilles Pargneaux et Eric Andrieu, « ce n’est pas parce que le scandale a quitté la Une de l’actualité qu’il ne faut plus prendre en considération les 90% des citoyens qui veulent savoir ce qu’ils mangent et avoir toutes les informations pour choisir leur alimentation en toute connaissance de cause. Notre responsabilité, c’est de permettre leur information, et de contrôler les pratiques de l’industrie agro-alimentaire. Le lobbying outrancier de cette dernière, avec l’argument du coût, ne tient pas une seconde : pour un hachis parmentier surgelé, le coût passerait de 3,14 euros à 3,16 euros. Une paille ! Il est donc urgent d’agir dans l’intérêt des consommateurs ».

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