L’Europe, ce n’est pas que des équations. C’est aussi du très concret, comme la politique agricole commune (PAC). Après le vote sur le budget européen hier, le Parlement européen a adopté aujourd’hui, mercredi 20 novembre, la nouvelle PAC, après avoir défendu jusqu’au bout ses nouvelles prérogatives.

« Grâce au Parlement européen, en particulier aux eurodéputé-e-s socialistes, et Stéphane Le Foll, c’est une PAC plus équitable, plus durable, plus régulatrice et tournée vers les jeunes qui voit le jour aujourd’hui », se félicite Eric Andrieu, membre de la commission de l’agriculture au Parlement européen.

« Avec la nouvelle PAC, les fonds seront répartis de manière plus équitable entre Etats membres et entre agriculteurs. Grâce à une remise à plat des aides directes, à la convergence des aides à l’hectare, à un % de plafonnement obligatoire mais surtout à la surprime des 52 premiers hectares qui a été proposée par le gouvernement français, des montants importants pourront être redéployés en faveur de l’élevage, des zones difficiles et des exploitations qui valorisent le mieux l’emploi », insiste l’eurodéputé.

« La nouvelle PAC encouragera également des formes d’agriculture (agriculture biologique, agro-foresterie…) et des pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement pour réorienter progressivement le développement agricole vers plus de durabilité et vers l’agro-écologie. Elle devrait enfin renforcer le soutien à l’installation par la création du paiement jeune agriculteur à l’hectare, qui s’ajoutera au soutien actuel basé sur la dotation jeune agriculteur et des prêts bonifiés », ajoute Eric Andrieu.

« Alors que la proposition de la Commission ne contenait pas de dispositifs de régulation des marchés, nous avons pu obtenir le maintien d’instruments de contrôle de la production dans le secteur du vin, avec le nouveau régime d’autorisations administratives de plantations de vignes, et dans le secteur du sucre avec la préservation des quotas jusqu’en 2017. Je regrette amèrement que le projet de gestion de crise, préconisé par le Parlement européen dans le secteur du lait, pour l’après quotas, n’ait pas pu être retenu en raison de l’opposition d’un Conseil et d’une Commission trop conservateurs et libéraux » conclut Eric Andrieu.

La réforme de la PAC entrera en application le 01/01/2015, donc avec un an de retard sur le calendrier initialement prévu. Eric Andrieu qui a été rapporteur fictif sur le rapport DESS, sur les mesures transitoires de la réforme de la PAC, se réjouit que les principales mesures actuelles du développement rural comme celle relative à l’installation jeune agriculteur ou aux investissements soient reconduites en leur état sur l’année 2014.

Pour écouter et lire l’intervention d’Eric Andrieu lors du débat en session plénière du Parlement, cliquez ici.