L’eurodéputé Eric Andrieu dénonce l’accord commercial conclu entre l’Union européenne et les pays du Mercosur et s’inquiète des conséquences pour l’agriculture européenne.

Strasbourg – Mardi 02 juillet, L’accord commercial conclu vendredi 28 juin dernier aura de lourdes conséquences pour l’agriculture française, prévient le socialiste Eric Andrieu : « une fois de plus, l’agriculture européenne a été utilisée par la Commission comme variable d’ajustement en dépit de certaines mises en garde au sein du Parlement européen de certains pays et du monde agricole ».

« Cet accord est totalement déséquilibré ! L’Union a fait de trop importantes concessions sur des produits agricoles sensibles : 99 000 tonnes de viande bovine, 160 000 à 200 00 tonnes de volaille, 150 000 tonnes de sucre et 600 00 tonnes d’éthanol. La question de la protection des indications géographiques, que la Commission se plaît à mettre en avant, n’est pas définitivement réglée », s’insurge l’eurodéputé.

Avant d’ajouter : « il met en concurrence des modèles agricoles et alimentaires très différents et des agricultures qui ne respectent pas les mêmes règles sanitaires, environnementales, sociales et sur le bien-être animal ».

Depuis le G20, le Président français a salué un bon accord tout en se voulant vigilant sur son application : « c’est une capitulation de la France d’Emmanuel Macron qui se dévoile comme appartenant à la droite libérale, alors que dans le même temps, le nouvel élu LREM en charge de l’agriculture, Jérémy Decerle, agriculteur et éleveur de bovin viande désapprouve cet accord », regrette Eric Andrieu.

Sur le volet environnemental, alors que l’élevage constitue la principale cause de déforestation dans ces pays, l’élu audois estime qu’« on ne peut pas, d’un côté, promouvoir une agriculture durable et faire de la lutte contre la changement climatique une priorité, et, dans le même temps, faire venir sa viande de l’autre bout de la planète, en favorisant un modèle agricole intensif responsable de 80 % de la destruction de la forêt amazonienne ! »

Cet accord commercial devra être signé puis ratifié par l’ensemble des États membres, avant d’être approuvé par le Parlement européen.

Contact presse : Merry Laballe, collaboratrice parlementaire : + 32 492 407 884