« Madame la Présidente, au moment où le monde est en pleine ébullition, au moment où les États-Unis rentrent dans leur conservatisme, dans leur protectionnisme, au moment où la Corée du Sud rencontre la Corée du Nord, au moment où Poutine et la Russie réarment, au moment où Bachar El-Assad continue à intervenir sans discernement, au moment où Erdoğan continue avec les Kurdes, nous ici, que faisons-nous? Nous parlons de l’incapacité du président de la Commission européenne de respecter les règles qu’il a lui-même édictées et je ne veux même pas parler de notre Président de l’Assemblée parlementaire, qui lui pratique le tango corse – le tango corse c’est deux pas en avant et trois pas en arrière –, puisqu’il nous disait il y a à peine six mois, «Je serai président d’un parlement et je ne serai jamais premier ministre». Il a fallu que les élections italiennes le séduisent et qu’il se propose pour occuper les fonctions de premier ministre. Le monde se rit de nous, amis parlementaires. Aujourd’hui, il est de notre responsabilité de déterminer quel rôle peut jouer le continent européen à l’échelle intercontinentale au lieu de passer des heures et des heures à débattre de sujets qui ne sont pas à la hauteur des enjeux mondiaux qui doivent nous animer ».