Ce jeudi, Eric Andrieu interpellera la Commission européenne sur le Bisphénol B, substance potentiellement dangereuse pour la santé des citoyens, de plus en plus présentes dans notre quotidien mais absolument pas réglementée.

D’après plusieurs récentes études, le Bisphénol B présenterait des propriétés endocriniennes similaires à celles du Bisphénol A, la première substance chimique à avoir été identifiée en tant que perturbateur endocrinien pour l’homme au niveau européen.

Pour rappel, l’utilisation du Bisphénol A a été considérablement restreinte, voire interdite dans certains cas (les biberons par exemple). Cette molécule modifie de nombreuses voies endocrines. Elle aurait donc un effet sur les hormones, et, par conséquent, dans la régulation de l’alimentation, du sommeil, de la reproduction, ou du développement de l’embryon humain. Les dangers pour la santé des citoyens seraient donc considérables.

Le Bisphénol B, malgré une structure assez similaire est aujourd’hui utilisé comme alternative à certains usages du BPA et du bisphénol S (BPS), principalement dans les produits importés, des États-Unis entre autre où son autorisation est autorisée.
« Il est largement temps que la Commission européenne se prononce sur la toxicité de cette substance, la règlemente et suspende les importations de produits en contenant en vertu du principe de précaution » : tel sera le message d’Eric Andrieu aux commissaires européens ce jeudi.

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Question écrite à la Commission :

Le Bisphénol B présenterait des propriétés endocriniennes similaires à celles du Bisphénol A, la première substance chimique à avoir été identifiée en tant que perturbateur endocrinien pour l’homme au niveau européen. Le BPB est aujourd’hui utilisé comme alternative à certains usages du BPA et du bisphénol S (BPS), et on le retrouve également dans certaines populations exposées aux produits importés, notamment des États-Unis qui autorisent l’utilisation de cette substance. Tout comme le BPA, cette molécule modifierait de nombreuses voies endocrines. Elle aurait donc un effet sur certaines hormones, et, par conséquent, dans la régulation de l’alimentation, du sommeil, de la reproduction, ou du développement de l’embryon humain. Les dangers pour la santé des citoyens seraient donc considérables.

Quel est l’avis de la Commission européenne sur le Bisphenol B ? Nous rejoint-elle dans la volonté de :

1/ Réglementer sur cette substance
2/ Compte tenu du principe de précaution, suspendre la vente de produits importés en contenant le temps d’analyses complémentaire, afin de préserver la santé des citoyens européens ?