Le 21 mai dernier, le Parlement européen a adopté trois résolutions dont Eric Andrieu est signataire.

Le Parlement a appelé à retrouver sans délai les militants des droits de l’homme zimbabwéens, à libérer tous les prisonniers politiques au Swaziland ainsi qu’à protéger les demandeurs d’asile rohingyas et à prendre des mesures contre la traite des êtres humains en Thaïlande.

Résolution sur l’affaire d’Itai Dzarana au Zimbabwe

Les députés condamnent fermement la disparition du défenseur des droits de l’homme Itai Dzamara et exhortent le gouvernement du Zimbabwe à se conformer pleinement à l’ordonnance de la Haute Cour lui enjoignant de rechercher Itai Dzamara et de prendre toutes les mesures nécessaires pour le retrouver. Ils se disent très préoccupés par les rapports des organisations de défense des droits de l’homme faisant part d’une augmentation des actes de violence politique et d’autres violations des droits de l’homme. Ils appellent à une action concertée de la communauté internationale.

La résolution déplore l’absence d’une clause relative aux droits de l’homme ferme dans l’accord intérimaire de partenariat économique (APE) et encourage la délégation de l’Union européenne à Harare « à continuer d’offrir son assistance au Zimbabwe dans le but d’améliorer la situation des droits de l’homme dans le pays ».

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Résolution sur les réfugiés Rohingyas et les fosses communes en Thaïlande

Le Parlement exprime son inquiétude face à la détresse des réfugiés Rohingyas et demande aux autorités thaïlandaises de mener une enquête « immédiate, complète et transparente » sur les charniers des Rohingyas musulmans découverts en mai à proximité des camps de trafic d’êtres humains dans le sud de la Thaïlande.

Il exhorte tous les pays de la région à renforcer la coopération pour lutter contre la contrebande et assurer « au minimum une protection temporaire » aux demandeurs d’asile Rohingyas, et demande aux dirigeants d’Indonésie, de Malaisie et de Thaïlande d’avoir pour priorité de sauver les vies des réfugiés bloqués sur des bateaux dans le golfe du Bengale et la mer d’Andaman.

Il appelle également le gouvernement de la Birmanie à mettre fin aux persécutions de la minorité Rohingya et demande à la haute représentante de l’UE d’aborder cette question « au plus haut niveau politique dans ses contacts avec la Thaïlande et la Birmanie ».

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Résolution sur les cas de Thulani Maseko et Bheki Makhubu au Swaziland

Les députés demandent la libération immédiate et sans condition de MM. Maseko et Akhubu « étant donné que leur détention est directement liée à l’exercice de leur droit à la liberté d’expression et d’opinion » ainsi que de tous les prisonniers politiques, notamment de Mario Masuku, président du Mouvement démocratique populaire uni, et de Maxwell Dlamini, secrétaire général du Congrès de la jeunesse du Swaziland.

Le Parlement estime que l’emprisonnement de militants politiques et l’interdiction des syndicats vont clairement à l’encontre des engagements pris par le Swaziland en vertu de l’accord de Cotonou concernant le respect de la démocratie, de l’état de droit et des droits de l’homme, ainsi qu’en vertu du chapitre consacré au développement durable de l’accord de partenariat économique avec la Communauté de développement de l’Afrique australe (CDAA), et que le soutien accordé par le Parlement européen sera tributaire du respect des engagements pris.

Les députés invitent par conséquent la Commission à respecter l’obligation qui lui est faite au titre du système de préférences généralisées (SPG) de surveiller le respect par le Swaziland des droits de l’homme et des conventions sur le travail et l’environnement, et d’ouvrir une enquête afin de déterminer si des violations graves et systématiques des droits des travailleurs protégés dans le cadre du SPG ont été commises.

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