Les services rendus par les abeilles à l’agriculture commencent à peine à être évalués que l’espèce voit jours après jours ses effectifs diminuer. Sans sacrifier la nécessaire lutte contre la multiplicité des causes qui participent à leur disparition, dont l’utilisation excessive et non contrôlée des produits phytosanitaires, le repeuplement de nos territoires par l’abeille est une urgence dont il faut se préoccuper sans attendre.

En Europe, pour satisfaire la pollinisation des cultures, il manquerait aujourd’hui 13 millions de ruches car la filière apicole, trop peu structurée, (3% des apiculteurs en Europe sont des professionnels), ne permet pas de développer efficacement la sélection des reines et essaims, l’amélioration génétique et la professionnalisation des métiers de l’apiculture et de l’apidologie.

Très investi sur ces questions, Eric ANDRIEU était à Mazaugues dans le Var, aux côtés du Prince de Monaco, Albert II, et du Ministre de l’Agriculture, Stéphane LE FOLL pour inaugurer la « Maison de l’Apidologie », une initiative de l’Observatoire Français d’Apidologie (OFA), le travail de l’OFA présidé par Monsieur Thierry DUFRESNE, s’inscrit parfaitement dans cette stratégie de repeuplement et de création d’emploi dans le secteur apicole.

Pour permettre à l’OFA de faire connaitre et de partager cette action exemplaire l’eurodéputé Eric ANDRIEU, au nom de la commission agricole du Parlement européen, a récemment proposé que le projet de l’OFA devienne un projet d’action pilote dont l’objectif est de former 30 000 nouveaux apiculteurs professionnels et de créer 10 millions de nouvelles ruches sur la période 2016/225. La commission agricole l’a voté favorablement et il y a de forte chance qu’il soit retenu lors du prochain vote sur le budget à l’automne.

« Cette action pilote a pour ambition de reproduire et partager l’expérience conduite ici dans le Var à d’autres acteurs de la filière apicole présents dans d’autres pays de l’Union. Elle montre une fois encore que l’Europe se construit au plus près des citoyens à partir de leur expérience concrète, parce que celle-ci s’inscrit dans un intérêt général communautaire partagé pouvant même dépasser les frontières de l’Europe» a conclu l’Eurodéputé.