Lundi 23 et mardi 24 septembre, Eric Andrieu était à Bordeaux où se sont déroulées les Journées Parlementaires Socialistes de 2013. Accueillis dans l’enceinte de Palais des Congrès, les parlementaires ont participé à plusieurs séances de travail avec de nombreux ministres du gouvernement.

Après une journée de lundi consacrée aux travaux en commission, une réunion de la délégation Socialiste Française avec Thierry Repentin,  Ministre délégué chargé des affaires européennes, s’est attachée à décrypter les grands chantiers mis en œuvre dans l’Union et à analyser la victoire de la CDU en Allemagne. Parmi les grilles de lecture évidentes qui ne font pas toujours la une des médias, il ressort que la victoire électorale de la droite allemande reste davantage celle de la chancelière que celle d’un parti ou d’un programme. Une évidence qui mérite d’être signalée car la droite vient de perdre son allié Libéral et eurosceptique. Les électeurs ont en effet écartés du Bundestag le parti Libéral après 50 ans de présence dans le jeu politique fédéral. Une situation qui permet de penser que la somme des forces politiques de gauche, au-delà des clivages constants entre le SPD, les Verts et Die Linke, peut utilement peser sur la politique d’Angela Merkel. L’avenir nous le dira.

A l’ordre du jour du mardi : défendre «des réformes justes et progressistes», à commencer par «les retraites, une réforme de gauche», puis «tout pour l’emploi» et «dépenser mieux, investir plus», ainsi qu’une excellente intervention du Premier Ministre venu expliquer le détail de ses choix budgétaires.

Au-delà des thèmes de politique nationale abordés au cours de ces journées, Martin Schulz, le plus français des socialistes allemands et Président du Parlement Européen, est venu en tribune mettre en perspective les enjeux d’une Europe plus solidaire, plus juste et plus forte et pour laquelle il reste à réinventer un projet collectif. Une véritable profession de foi que Monsieur Barroso aurait été incapable de prononcer !