Le 2 octobre 2013, le 22ème sommet de l’élévage s’est tenu à Cournon d’Auvergne. François Hollande, Président de la République, s’y est rendu avec  Stéphane Le Foll, Ministre de l’Agriculture, pour y annoncer les grandes lignes d’application en France de la future Politique Agricole Commune (2014-2020) sur laquelle Eric Andrieu a travaillé dès son accession au Parlement Européen.

Des annonces fortes, fruit d’un travail de longue haleine mené collectivement dont voici les principaux éléments :

– Concrètement, sur un budget PAC préservé pour la France (9,1 milliards d’€ par an sur la période 2014/2020), près d’1 milliard d’euros d’aides seront réorientées vers l’élevage à l’horizon 2019 grâce au maintien du dispositif des aides couplées. Au total, ce sont 250 millions d’€/an supplémentaires qui bénéficieront à l’élevage.

– Au-delà de cette réorientation nécessaire vers les filières de production animale, est inscrit également dans les textes la revalorisation des mesures de soutien à l’agriculture des zones défavorisées. Au total, elle disposera d’une enveloppe supplémentaire de 300 millions d’€/an en fin de période, pour atteindre 1.1 milliards d’€/an. 85.000 agriculteurs sont concernés.

– Bien entendu, le chapitre installation n’a pas été oublié puisque les jeunes agriculteurs disposeront d’un volant financier de 100 millions d’€ destiné à encourager l’installation (75 millions d’€ sur le 1er pilier et 25 sur le 2ème).

– En ce qui concerne l’accompagnement à la compétitivité des entreprises agricoles et à la transition écologique, un plan de compétitivité et de modernisation doté de 200 millions d’€/an (Etat + Europe), soit un doublement de l’enveloppe actuelle est acté. Principe du doublement que l’on retrouve pour le budget consacré aux mesures agro-environnementales (MAE), ainsi que celui consacré au développement de l’agriculture biologique (Les MAE sont des aides destinées à compenser les surcoûts liés à l’introduction de pratiques environnementales).

– Enfin, dernières mesures et non des moindres:

  • L’annonce d’une convergence à 70% avant 2019 pour lisser les disparités. Chaque agriculteur devra toucher au moins 70% de la moyenne nationale par hectare, qui est aujourd’hui de 268 euros. Il s’agit de mettre fin aux disparités et aux références historiques, certains agriculteurs touchant 375 euros à l’hectare alors que d’autres reçoivent à peine 150 euros. Les pertes liées à la convergence seront toutefois plafonnées à 30% du montant des aides.
  • François Hollande a également confirmé la mise en place de la surprime aux 52 premiers hectares pour soutenir les éleveurs, qui doit représenter progressivement 20% des aides du premier pilier d’ici 2018. Cette redistribution de primes majorées est destinée à soutenir les petites et moyennes exploitations, souvent riches en emploi.

Des choix qui auront de grandes conséquences sur le territoire avec des engagements tenus pour une PAC réorientée vers l’élevage, mais également plus juste, plus verte, plus régulatrice, tournée vers l’emploi et les jeunes.

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