A l’invitation de Geneviève Tapié, Présidente de l’Assemblée des femmes-Observatoire régional de la parité du Languedoc-Roussillon, Eric Andrieu est venu apporter un éclairage européen sur la question essentielle du droit des femmes.

Aux côtés du député Héraultais et rapporteur de la loi sur l’égalité entre les hommes et les femmes à l’Assemblée Nationale, Sébastien Denaja, l’eurodéputé a souligné les différentes étapes qui ont amené notre continent à placer l’égalité de traitement entre les femmes et les hommes au rang d’un principe fondamental de l’Europe, reconnu dans le traité sur l’Union européenne et dans la Charte des droits fondamentaux.

Avec le temps, la législation et la jurisprudence européennes ont renforcé ce principe et de nouvelles garanties sont apparues. Le traité de Lisbonne pose déjà la non-discrimination et l’égalité en principes fondamentaux du droit européen. Cela signifie notamment qu’ils constituent des critères pour l’adhésion à l’UE. Enfin, si en 2010, la Commission européenne adopte une Charte des femmes, dans de trop nombreuses situations, l’égalité femmes hommes, en France et en Europe, reste encore à réaliser.

Pour tendre vers cette « égalité réelle » qui conditionne tant la « liberté réelle », les deux parlementaires se sont retrouvés sur un principe : la loi nationale, ou européenne, doit absolument aborder l’égalité entre les femmes et les hommes dans toutes ses dimensions, le continuum des inégalités appelant la cohérence des réponses : égalité professionnelle, lutte contre la précarité, protection contre les violences, image dans les médias, parité en politique et dans les responsabilités sociales et professionnelles.