Bruxelles – 13/07/2021 – Après trois épisodes d’influenza aviaire en cinq années, de nouvelles mesures s’imposaient pour se prémunir d’une nouvelle crise de grippe aviaire. Le gouvernement vient donc de présenter ses conclusions et dévoilé sa feuille de route mais surprise : il n’est question à aucun moment de vaccination…

« Quel paradoxe : alors que le gouvernement pousse les français à se faire vacciner pour sortir de la crise sanitaire, la solution de la vaccination est rejetée pour sortir des futures crises de grippe aviaire » tonne Eric Andrieu, eurodéputé socialiste en charge de l’agriculture mais aussi des questions de santé et d’environnement au Parlement européen.

« La vaccination des volailles est pourtant une solution de bon sens. Conseillée par les instances internationales de santé animale, elle permettrait aux éleveurs de vivre un peu plus sereinement et d’éviter la mort de plusieurs millions de volatiles consécutive à chaque vague d’infection. Une solution d’autant plus facile à mettre en place que toutes les volailles reçoivent déjà une dizaine de vaccins à l’éclosion et que les principaux laboratoires vétérinaires se disent prêts à produire les vaccins à grande échelle » rajoute-t-il.

La Commission européenne, interrogée en avril dernier par Eric Andrieu sur la vaccination aviaire, avait d’ailleurs admis travailler sur un projet de règlement établissant des règles spécifiques pour l’utilisation de médicaments vétérinaires aux fins de la prévention de certaines maladies, dont l’influenza aviaire.

« De plus, l’enfermement systématique des volailles n’est pas la solution miracle, des méthodes sécurisantes existent d’ailleurs, tels les filets de sécurité ou les effaroucheurs. La densité d’animaux ou encore les longs trajets que ceux-ci sont amenés à parcourir vers les ateliers représentent des dangers bien plus importants. »

« Enfin, je suis bien sûr favorable à la transmission obligatoire aux services de l’État des données relatives aux déplacements de volailles et aux sites de production ; une mesure qui me semble aller de soi mais qu’il a fallu pourtant attendre de trop longues années » conclut l’Eurodéputé audois.