Alors bien sûr, nous battre pour l’environnement et contre le réchauffement climatique est capital et il faut que l’Union européenne prenne toutes ses responsabilités dans ce combat qui doit être le nôtre

À la Commission européenne qui propose dans son nouveau plan un « green deal », « un pacte pour le climat » en français, je voudrais leur dire que se battre pour la planète et pour les générations futures ne peut pas juste être un slogan!

Mesdames et messieurs de la Commission européenne, proposer aux citoyens un green deal, c’est bien… Mais nous ne pouvons pas nous limiter qu’à un constat, qu’à une analyse, qu’ à des suggestions ou des propositions globales, qui ne sont que des mots qui sonnent creux…

La proposition que vous avez faite est bien trop faible, trop vague et dans tous les cas , n’est pas à la hauteur de l’enjeu…

Dans le texte, aucune réponse concrète à la préservation de la biodiversité….

Pas non plus la moindre législation contraignante pour le respect de la planète comme si toutes les grandes entreprises européennes et les gouvernements allaient subitement faire le maximum pour l’environnement, eux qui , si souvent, ont passé leur temps à s’en servir sans s’en préoccuper …

Pas de prise en compte des écosystèmes déjà dégradés; pas de méthodologie, pas de stratégie claire et encore moins d’agenda et de moyens financiers clairement identifiés afin de mettre en place les outils pour préserver la planète.

Le flou est tout aussi inquiétant autour de la question de l’agriculture durable alors qu’il est évident qu’il faut lier la question agricole au défi de l’environnement.

Il ne peut y avoir de green deal, de pacte pour l’environnement, sans une profonde réforme de la Politique agricole commune, à 1000 lieues de celle qui est aujourd’hui sur la table des négociations.

Enfin, il est inconcevable de faire de l’écologie sans traiter profondément la question sociale.

Faire de l’écologie sans social, c’est nier les bouleversements que ce changement de modèle économique va impliquer, c’est aussi nier les 100 millions d’européens qui vivent dans la précarité énergétique.

En résumé, la commission ne peut pas se contenter d’un label vert pour faire passer ses mesures libérales sans préciser le nécessaire changement de modèle économique; dans tous les cas et si c’est sa stratégie, elle se fera sans moi…
Je veux ici le répéter: « On ne se bat pas pour la planète et pour les générations futures juste avec des slogans. Nous voulons du concret »
Alors mesdames et messieurs de la Commission européenne, il est urgent de revoir votre copie; les citoyens et la planète méritent mieux.