Monsieur le Président, chers collègues, je veux ici partager avec vous quelques éléments.

En 40 ans, la moitié des récifs coralliens a disparu. En 30 ans, la moitié des forêts a été abattue. Un million, oui, un million d’espèces disparaîtra dans les dix prochaines années. Les raisons, nous les connaissons: la dégradation des habitats souvent orchestrée par les hommes, la surexploitation des ressources, le changement climatique ou encore la pollution. Nous sommes tous responsables dans nos mauvaises habitudes quotidiennes, mais nous sommes aussi responsables de ce désastre ici, collègues au Parlement européen, avec certaines de nos décisions, comme par exemple celle des accords commerciaux avec le bout du monde, guidés davantage par le profit immédiat que par la préservation de l’environnement et de notre écosystème.

Si nous, êtres humains, continuons à nous comporter comme si nous étions la seule espèce sur Terre, nous finirons par être la dernière espèce avant une disparition bien méritée. Il est grand temps de comprendre que nous sommes un élément d’un tout et que si nous ne préservons pas la biodiversité, nous ne survivrons pas. C’est aussi simple que cela.