L’avenir des dénominations liées à la viande est sur la table du Parlement européen qui devra voter à ce propos dans les semaines à venir dans le cadre du rapport « Organisation Commune des marchés agricoles » (OCM).

 

Bruxelles – 18/09/20 – Une des questions débattues porte sur les préparations végétariennes ou végans et leur commercialisation sous les termes de burger et steak. : « Nous voulons mettre fin à la confusion dans l’esprit des consommateurs tout en respectant les différents modes de consommation. Pour ce faire, je soumettrai au vote une nouvelle proposition afin de combler le vide juridique en la matière ; au Parlement européen de trancher » explique Eric Andrieu, Eurodéputé socialiste en charge de ce dossier.

 

Steak de soja, burger végan : 2 visions s’opposent

D’une part ceux qui estiment que les produits végétariens qui fleurissent dans les rayons de tous les supermarchés, steaks de soja, steaks de maïs, burger végan, saucisses végétales dans lesquels aucune viande animale n’a été utilisée doivent changer de noms.

D’autre part, il y a ceux qui voudraient laisser la situation inchangée avec le risque de confusions que cela peut engendrer.

 

Ma proposition est donc :

1/ Aujord‘hui, en l’état de la législation il n’y a que la dénomination « viande » qui est clairement définie comme étant une partie comestible d’un animal. Les cultures cellulaires ne peuvent donc pas s’appeler viande

2/ La Commission européenne devra établir une liste claire et précise des morceaux de viandes et des préparations de viande dont les dénominations doivent être réservées aux viandes, et ce pour les viandes bovines, porcines, caprines, chevalines et lapines, comme elle l’a fait précédemment pour la volaille. Exemple: les filets mignons, les côtelettes, l’osso-bucco, ou bien d’autres ne sont pas définis à l’heure actuelle.

3/ Comme pour les produits laitiers, des dérogations doivent néanmoins être rendues possibles dans le cas où la dénomination est déjà connue, voire traditionnelle, ou qu’elle est suffisamment claire pour éviter toute forme de confusion. C’est notamment le cas pour les dénominations steaks et burgers qui renvoient à un usage et qui ne peuvent pas être réservées aux seules viandes. La dénomination steak de thon est largement utilisée et renvoie à la manière dont on le coupe de façon à le faire griller.

4/ Pour les dérogations des produits à base de protéines végétales comme steak de soja, de maïs, saucisses végétales, burgers végans par exemple, la dénomination de vente doit clairement mentionner sans viande afin de ne pas induire en erreur le consommateur.

 

Conclusion

« C’est à présent à chaque Parlementaire de faire son choix lors du vote final en session plénière dans quelques semaines. Il est primordial pour moi de prôner l’intérêt général, celui des consommateurs qu’il ne faut pas tromper et celui des secteurs de la viande et des protéines végétales dont il faut respecter le travail. » conclut l’Eurodéputé Eric Andrieu.