Le secteur horticole, fruits et légumes et fleurs ornementales, n’était pas concerné par la réforme de la PAC. Ce rapport devait donc poser les bases d’une prochaine réforme de ce secteur. Or, il n’en est rien. C’est pourquoi j’ai voté contre.

Il ne met pas suffisamment l’accent sur l’emploi, alors que ce secteur constitue un potentiel en matière d’insertion professionnelle des jeunes. Il ne souligne pas assez la nécessité pour les producteurs d’être organisés collectivement face à la grande distribution et de répondre à une demande croissante des consommateurs en produits issus de marchés de proximité et de circuits courts. Il n’évoque pas l’intérêt pour la santé de consommer des légumes et des produits sains. Il occulte les problèmes de dumping social pouvant exister dans ce secteur pourvoyeurs de main d’œuvre et de travail saisonnier. Axé sur la seule compétitivité liée à un développement intensif de la production, il n’appuie pas l’évolution des modèles de production vers plus de durabilité et d’innovation. Au contraire, il soutient l’emploi des produits phytosanitaires et des nouvelles biotechnologies.

Il faudra corriger ces imperfections lors de la prochaine réforme du secteur des fruits et légumes qu’engagera le nouveau Parlement.