Le 25 septembre dernier, la commission de l’environnement a voté une résolution d’objection au projet de règlement de la Commission portant sur l’inspection visuelle des viandes de porc dans les abattoirs.

Cette position est pour le moins surprenante. En effet le projet de texte d’application de la Commission prévoit de moderniser les pratiques d’inspection à l’abattoir en élargissant l’utilisation de l’inspection visuelle. Il vise avant tout à adapter les modalités de l’inspection aux risques identifiés dans le secteur porcin, en prenant en compte les progrès accomplis ces dernières années en matière d’état sanitaire des élevages porcins.

La commission de l’environnement s’oppose à cette évolution positive, qui a pourtant été reconnue par l’autorité européenne de sécurité des aliments et est soutenue par une écrasante majorité d’États membres, au sein du comité permanent de la chaîne alimentaire et la santé animale de l’Union. Le projet ne remet pas en cause la sécurité sanitaire ni les modalités d’inspection des animaux. Il prévoit que les inspections soient toujours effectuées par des vétérinaires officiels, présents sur les postes de contrôle situés tout au long de la chaîne d’abattage.

Pour toutes ces raisons j’ai voté contre la résolution de la commission de l’environnement.