Communiqué de presse d’Eric Andrieu, Emmanuel Maurel et de Louis-Joseph Manscour – 06/09/2016

Face au nouveau tarif douanier dont va bénéficier l’Équateur, des eurodéputés tirent la sonnette d’alarme. Ils demandent l’instauration d’un mécanisme de compensation financière pour les RUP.

Bruxelles – Alors que l’Union européen négocie actuellement avec l’Équateur un tarif douanier à la baisse pour exporter ses bananes au sein du marché communautaire, les eurodéputés socialistes français Éric Andrieu, Louis-Joseph Manscour et Emmanuel Maurel s’inquiètent des conséquences pour les producteurs de bananes des régions ultrapériphériques. Ils demandent une modification du règlement sur le mécanisme de stabilisation pour la banane, créé lors des négociations commerciales entre l’UE et les pays de la Communauté Andine (Colombie, Équateur et Pérou).

« Il est fondamental de renforcer les mesures protectrices existantes, tout en réfléchissant à une compensation financière, afin de préserver la production européenne », estiment les trois eurodéputés.

« Nous déplorons que l’actuel mécanisme de stabilisation pour la banane, n’ait jamais été appliqué. Ce mécanisme prévoit pourtant de pénaliser certains pays producteurs de bananes d’Amérique latine, qui auraient dépassé leurs seuils d’exportation sur le marché communautaire », explique Emmanuel Maurel, membre de la Commission du Commerce International. « Ces derniers, parmi les plus gros producteurs de bananes au monde, ne respectent pas les normes sociales et environnementales européennes. »

« Ils bénéficient à l’évidence de coûts de productions dérisoires comparés à la banane antillaise. » souligne pour sa part Louis-Joseph Manscour porte-parole des socialistes pour les régions ultrapériphériques. « Face à cette concurrence déloyale, les producteurs d’outre-mer ne comprennent pas que les outils de protection, pourtant sur la table, ne soient pas utilisés. Revoir en profondeur ces mesures devient donc une nécessité absolue! »

« Nous demandons à l’UE de mieux soutenir la banane antillaise face à cette banane « low cost » qui inonde le marché européen. Nous prenons date avec la Commission, qui prépare actuellement une révision du POSEI (Programme d’Options Spécifiques à l’Éloignement et l’Insularité), afin qu’une réflexion s’engage rapidement pour compenser financièrement les éventuelles pertes de marchés que pourraient subir nos producteurs », conclut enfin Eric Andrieu, Vice-président de la Commission Agriculture du Parlement européen.

*Vote en Commission du Commerce International : le 26 septembre 2016.

Contact presse :

Bureau Eric Andrieu : Raphaël Delarue, + 32 486 359 463

Bureau Louis-Joseph Manscour : Marion Reache, +32 228 45 228

Bureau Emmanuel Maurel : Camille Bortolini, +32 2 28 45747