Depuis les années 90, l’Union européenne développe une politique de qualité de ses produits agricoles et alimentaires. Cette politique poursuit plusieurs objectifs: aider les producteurs à mieux faire connaître et vendre leurs produits, améliorer leur compétitivité, soutenir la diversité, garantir une information aux consommateurs, respecter l’environnement et préserver la ruralité. Cette politique se base sur des labels et systèmes de qualité[1].

« L’enjeu est d’améliorer, de simplifier et de renforcer la cohérence de la législation existante », explique Eric Andrieu, membre de la commission de l’agriculture au Parlement européen.

« Dans le paquet de qualité initial, seul le premier rapport sur les systèmes de qualité a aujourd’hui été adopté, le second rapport sur les normes de commercialisation ayant été renvoyé dans le débat sur la réforme de la PAC », ajoute l’élu.

« Si nous souscrivons très largement aux propositions de révision règlementaire de la Commission, nous avons réussi à améliorer le texte. Les principales avancées portent notamment sur l’ajout de nouveaux produits comme le sel, la bière, pain, huiles essentielles qui jusqu’ici ne pouvaient pas bénéficier d’une AOP ou IGP. Les groupements de producteurs faisant une demande de signes de qualité pourront mieux vendre et protéger leurs produits contre les usurpations et utilisations commerciales cherchant à tromper les consommateurs. Ces signes sont des atouts considérables pour l’emploi et le développement de régions fragiles mais riches d’une grande diversité de produits de qualité. Les Etats membres auront la possibilité de conserver sur l’étiquetage de leurs produits des mentions de qualité facultatives non couvertes par la règlementation. Grâce à une action déterminée du Parlement européen, ils pourront désormais y faire apparaître la mention « produit de montagne ». Et toujours à sa demande, les mentions « produit de l’agriculture insulaire », « produits locaux » et « vente directe » seront mises à l’étude par la Commission, pour espérons le dans le futur, déboucher sur une nouvelle législation », précise Eric Andrieu.

« Notre seul regret est de ne pas avoir pu obtenir la régulation des volumes pour les produits placés sous signe de qualité, dans leurs zones géographiquement délimitées. Mais nous reviendrons sur ce point au sein du débat sur la réforme de la PAC », conclut l’eurodéputé.

[1] Appellations d’origine protégées (AOP), indications géographiques protégées (IGP), spécialités traditionnelles garanties (STG)

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