Ces 22 et 23 octobre, le 3ème pesticide le plus vendu et le plus utilisé en Europe pourrait être interdit ; c’est en tout cas ce qu’espère Eric Andrieu, Eurodéputé socialiste membre de la Commission de l’Environnement.

Il précise : « Cette semaine, au niveau européen, devrait être décidé le renouvellement ou non de l’autorisation du mancozèbe, un fongicide omniprésent dans de très nombreux produits alimentaires alors qu’il est considéré comme « cancérigène probable ». Il est grand temps que ce produit disparaisse de la circulation. Le danger immense qu’il représente pour la santé des citoyens européens doit le disqualifier définitivement ! »

Après le glyphosate et le prosulfocarbe, ce fongicide occupe donc la 3ème place des pesticides les plus utilisés sur notre continent. Les études scientifiques se sont multipliées ces dernières années ainsi que les alertes sur les dangers de son utilisation. Classé cancérigène probable aux États-Unis depuis près de 30 ans, reconnu comme hautement toxique en Europe, pouvant provoquer de graves troubles reproductifs, pour la thyroïde, le système nerveux, les yeux ou la peau des êtres vivants, ce produit aurait déjà dû être hors circuit depuis longtemps.

« Mais le poids des lobbies des multinationales dans le secteur pétrochimique ou encore la déresponsabilisation de certaines instances à des moments-clefs a fait qu’aujourd’hui encore, le mancozèbe continue de faire des victimes à travers l’Europe. C’est inadmissible ! » ponctue Eric Andrieu.

Le vote qui aura lieu en fin de cette semaine sous l’égide de la Commission européenne, au sein du comité permanent en charge de ce type de dossier (ScoPAFF) sera très important :

  • d’une part parce que le produit représente un grand danger pour les citoyens européens ;
  • mais aussi parce qu’il survient à un moment où la Commission européenne ne cesse de mettre en avant le « Green deal », en prônant son intérêt soutenu à la protection de l’environnement, à une nourriture de qualité, et en se fixant une baisse drastique de l’utilisation des pesticides dans les prochaines années.

« Pour que les actes concordent aux paroles sur la question du renouvellement de ce fongicide toxique, la réponse doit être claire : NON ! »  conclut l’Eurodéputé.