Communiqué de presse  – 15/01/2014

Parler du pollen en plein hiver, voilà la drôle d’idée du Parlement européen aujourd’hui. Le débat est d’apparence tout aussi étrange : le pollen des fleurs, « ingrédient » ou « élément naturel constituant » ? De la réponse que l’on apporte à cette question, d’apparence anodine, résulte de nombreuses conséquences réglementaires, notamment par rapport à l’étiquetage des denrées alimentaires sur les OGM.

 Si l’on considère que le pollen est un élément naturel constituant, nul besoin d’étiquetage. Si, par contre, il s’agit d’un ingrédient, alors les apiculteurs peuvent, sous certaines conditions, être amenés à étiqueter leur miel pour informer le consommateur sur la présence d’OGM dans leur produit.

 La délégation socialiste estime que le pollen est un constituant naturel du miel mais que, dans le cas exceptionnel où un miel contient du pollen issu de cultures OGM, ce pollen peut être considéré comme un ingrédient au regard de la législation européenne sur l’étiquetage des OGM.

 « Nous nous sommes mobilisés aux côtés des apiculteurs et nous regrettons le vote d’une majorité d’eurodéputés en faveur de la proposition de la Commission, qui revient à cacher la présence d’OGM aux consommateurs », explique Eric Andrieu.

 « Notre approche aurait permis de soutenir tous les producteurs qui s’efforcent de mettre sur le marché des miels de qualité, et sans OGM, répondant à la demande des consommateurs. Mais c’était sans compter le lobbying de certains professionnels qui utilisent du miel importé pouvant contenir des OGM ou être fraudé, ou qui « tripatouillent » pour commercialiser un produit appelé miel ne répondant pas toujours à ce que le consommateur est en droit d’attendre », ajoute l’eurodéputé.

 « Le plan de relance de l’apiculture française, lancé il y a quelques mois par le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll et comprenant en particulier l’interdiction de certains pesticides en agriculture, est plus que jamais nécessaire, tout comme le moratoire sur les OGM décidé par le gouvernement français. Le combat n’est pas terminé : dans les étapes suivantes, nous continuerons de lutter contre le miel d’OGM », conclut Eric Andrieu.

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