Le Parlement européen a adopté aujourd’hui le rapport de Vincent Peillon sur l’aide européenne au développement dans le domaine de l’éducation. Les eurodéputés socialistes et radicaux félicitent leur collègue pour le travail accompli.

 

Nous devons le rappeler sans cesse : l’éducation est essentielle à la réalisation des objectifs de développement durable. Elle conditionne les progrès dans de nombreux domaines : la santé, la démocratie, le développement économique, ou l’égalité hommes/femmes.

Pour Vincent Peillon, ancien ministre de l’éducation nationale, « nous avons réalisé d’incontestables progrès depuis 2000 et les Objectifs du millénaire pour le développement. Mais plus de 260 millions d’enfants restent déscolarisés. Et les efforts quant à l’accès à l’éducation seront vains si l’éducation prodiguée n’est pas de qualité ». C’est pour cette raison que l’eurodéputé socialiste demande « des efforts particuliers dans un domaine complexe, qui nécessite un investissement à long terme, et qui ne figure que rarement au rang des priorités de nos partenaires. Il faut le relever, l’éducation est passée de 11% de l’aide totale de l’Union et des États membres à 7,5% en 2015 ».

 

Le rapport de Vincent Peillon répond à cette question : comment remettre l’éducation au centre des politiques de développement ?

Pour le rapporteur, « d’abord il y les engagements financiers – consacrer à l’éducation 15% de notre aide au développement en 2030. Ensuite la définition de priorités claires et précises : assurer une éducation de base gratuite et de qualité pour tous et renforcer notre soutien aux pays les moins avancés. Enfin il faut une stratégie : privilégier l’appui budgétaire pour assurer l’appropriation par nos partenaires, et renforcer les institutions multilatérales, en particulier le Partenariat mondial pour l’Education ».

« Parce que lire, écrire et compter sont les savoirs de base qui déterminent la suite de la scolarité et plus tard la capacité à s’insérer dans le monde professionnel, l’Union européenne doit consacrer au moins 50% de son aide à l’éducation de base, et au moins 40% de son aide aux pays les moins avancés ».

« Le rapport n’oublie pas les autres défis : l’éducation des réfugiés et des personnes déplacées, l’enseignement secondaire ou encore la lutte contre la fuite des cerveaux. Si tout le monde ou presque partage ces objectifs, c’est dans le prochain cadre financier que nous pourrons juger de la volonté politique » conclut Vincent Peillon.