Pas d’économie martime en Méditerranée sans pêche artisanale

Vendredi 18 octobre, le Syndicat Professionnel des Pêcheurs Petits Métiers du Languedoc-Roussillon, le SPMLR, organise une sortie de pêche pour protester contre l’interdiction qui est faite aux pêcheurs petits métiers non titulaires d’une autorisation européenne de pêche (AEP) de conserver à bord, de débarquer, et in fine de commercialiser, les prises accessoires de thon rouge. Caractéristique de la démarche : Elle est totalement illégale si des individus de cette espèce ont la mauvaise idée de croiser leurs caps !

Si « la raréfaction conjoncturelle de la ressource en thon rouge constatée ces dernières années a amené l’Union européenne et les Etats membres à imposer aux professionnels de la pêche un cadre strict de capture dans l’espoir de garantir la survie de l’espèce, force est de constater qu’elle y a parfaitement réussi » constate Eric Andrieu.

Aujourd’hui, selon les données IFREMER, le rétablissement de la ressource est avéré en Méditerranée. Pourtant les pêcheurs petits métiers non titulaire d’une AEP qui se trouveraient à ramener à bord un thon rouge, alors qu’ils ciblent une autre espèce dans leurs activités de pêche, risquent des sanctions importantes. « Comble de l’absurde ils sont dans l’obligation de jeter un poisson mort, alors que le nouveau règlement de la Politique Commune des Pêches s’oriente vers le  zéro rejet. On nage sur la tête » ironise l’eurodéputé.

Plus sérieusement, il revendique «soutenir les petits métiers dans leurs démarches pour faire évoluer le cadre réglementaire actuel vers une répartition respectueuse et équitable de la ressource, d’autant plus que les volumes visés restent marginaux si on les compare aux prélèvements de la pêche industrielle ».

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