Cher(e)s ami(e)s,

Il y a deux semaines, j’interpellais la Commission européenne en partageant mon inquiétude sur les conséquences de la crise sanitaire sur le secteur de l’agro-alimentaire afin d’éviter de voir le secteur agricole sombrer avec une dérégulation du prix des produits, des excédents alimentaires jetés et de nombreuses faillites à la clef.

En parallèle, je faisais la même démarche pour le secteur du vin qui risque de voir disparaître un milliard de litres de vin faute de stockage, avec les graves répercussions que cela pourrait avoir sur l’emploi.

Un autre secteur agricole touché par la crise sanitaire est celui du sucre dont la consommation mondiale devrait être réduite de plusieurs millions de tonnes en 2020. L’Europe devra également proposer des pistes de sortie de crise, via par exemple une révision des quotas d’importation et/ou sur la taxation.

Les premières réponses de la Commission européenne à mes propositions sur ces différents sujets ne sont pas satisfaisantes et très loin d’être à la hauteur de la crise que nous traversons. La Commission s’entête à réagir avec des moyens traditionnels à une crise exceptionnelle, cette réaction d’une époque qui n’est plus celle que nous vivons est inquiétante et fait peser un lourd danger sur les citoyens européens, son agriculture et son alimentation.

La Commission européenne doit se remettre en question. Elle DOIT défendre le secteur agricole, elle ne DOIT pas oublier que son rôle est majeur dans cette crise, elle est en effet garante de la stabilité du marché et de ses acteurs. Les enjeux économiques, sociaux, environnementaux mais avant tout humains sont considérables et ne peuvent souffrir de tergiversations institutionnelles.

De la réponse à cette crise dépend la survie même de l’Europe

Le combat continue,

Eric Andrieu