Ce midi, le Parlement européen votera pour un texte visant à mettre fin au commerce illégal des chats et des chiens.

Strasbourg – 12 février – « Par ce vote, nous nous prononçons en faveur d’un système d’enregistrement européen obligatoire des chats et des chiens. Nous voulons également régler la question des usines à chiots car bien souvent ces établissements d’élevage commercial à grande échelle posent problèmes » explique Eric Andrieu, Eurodéputé PS membre de la Commission en charge de ce dossier.

144 millions de chats et de chiens en Europe

Près de 76 millions de chats et 68 millions de chats font la joie des ménages Européens.

« Dans les foyers français, plus d’un milliard et demi d’euro sont dédiés à l’achat d’animaux de compagnie. À l’échelle européenne, ces sommes sont astronomiques et expliquent l’explosion des élevages clandestins et des importations illégales. »  

« Après la drogue et les armes, le trafic d’animaux représente le troisième marché criminel ; une masse colossale d’argent amassée au prix de la maltraitance de nombreux animaux mais aussi de la détresse de leurs propriétaires. » s’indigne encore l’Eurodéputé PS.

Les mesures

La mesure phare que nous portons est donc un système européen obligatoire d’identification des chats et des chiens pour lutter contre ce commerce illégal.

Nous voulons également que soit abordée la question des usines à chiots. Il faut une définition européenne des établissements d’élevage commercial à grande échelle afin de mettre fin aux abus dont sont victimes les animaux et leurs futurs propriétaires.

En outre, en cas de fautes de la part des personnes impliquées, qu’il s’agisse des vendeurs, des vétérinaires, ou même des autorités, il faut que les sanctions soient bien plus sévères.

La classification même de ces actes est à revoir. Dans plusieurs pays, la législation ne parle pas de trafic mais de commerce non conforme. Il faut donc une règlementation plus efficace, plus adaptée et assortie d’un véritable système de coopération internationale pour une criminalité qui traverse les frontières nationales.

« Pour des questions de défense du bien-être animal, l’Europe doit prendre une part plus active dans la lutte contre le trafics d’animaux de compagnie » conclut l’Eurodéputé PS Eric Andrieu.