« Dans un peu plus de 3 mois, 250 patients français souffrant du diabète de type 1 seront privés des pompes à insuline qui les maintiennent en vie. La société Medtronic qui les fabrique cesse son activité privant donc ces personnes de leur seul moyen de subsistance. Le gouvernement français et la Commission européenne ont été interpellés : du côté français, la réponse fut brève et sans aucune piste de solution ; la Commission européenne, elle, n’a même pas daigné répondre … Ce manque de respect et d’intérêt de la part des institutions nationales et européennes pour le sort de ces patients est un scandale » tempête l’Eurodéputé PS Eric Andrieu.

Un manque d’anticipation

D’ici la fin du mois de juin, la société Medtronic, leader mondial des technologies médicales cessera donc la confection de la pompe à insuline dont elle est l’unique fabricant au monde. Cette décision a été prise par l’entreprise en 2017… Depuis les autorités nationales et européennes n’ont pas bougé. Les deux concurrents qui pourraient prendre la place de Medtronic sur le marché pourraient fabriquer des pompes à insuline en 2023, et ce dans la plus optimiste des hypothèses.

« Ces 3 années (voire plus) d’interruption de traitement est une véritable catastrophe. Ce délai condamne les patients à de très graves complications, surtout lorsque l’on sait qu’il n’existe pas d’alternative médicale viable ».

 

Les réponses françaises et européennes proches du néant

Le collectif des diabétiques implantés ainsi que plusieurs élus ont interpellé la ministre de la Santé et ont reçu comme seule réponse « Nos services réservent un examen attentif à cette demande », sans que la situation n’évolue par la suite.

Las d’attendre une réponse nationale, Eric Andrieu a interpellé le Commissaire européen en charge des questions de Santé. « Le but était de faire remonter ce dossier de santé publique au niveau européen, d’expliquer la situation et d’obtenir de la Commission européenne une action, ou, à tout le moins, définir des axes de solutions. Mais presque 5 mois plus tard, toujours pas la moindre réaction. »

« Je refuse l’abandon, le combat continue et il reste 3 mois pour sauver ces citoyens » rajoute l’Eurodéputé.

 

Les solutions

« La solution la plus raisonnable et évidente, c’est que Medtronic continue sa production le temps que les nouveaux fabricants puissent prendre le relais. La société s’y était d’ailleurs engagée en septembre dernier avant de faire marche il y a quelques semaines ».

Medtronic étant une société américaine, les leviers d’action sont moins nombreux. Toutefois, « il me paraîtrait normal, d’infliger des pénalités financières au niveau national mais aussi européen. L’argent est sûrement le seul moyen de convaincre une entreprise qui met en danger la vie de patients juste par intérêt financier » conclut le Parlementaire européen Eric Andrieu.