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Mercosur : La Commission européenne envoie la filière bovine à l’abattoir !

Pour l’eurodéputé Eric Andrieu, la proposition de la Commissaire au Commerce Cecilia Malmström de concéder un contingent de 70 000 tonnes de viande bovine au Mercosur est inacceptable.

 

Bruxelles, le 29/09/17 – Alors qu’un échange révisé des offres d’accès au marché est prévu lors des prochains pourparlers entre le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) et l’Union européenne à partir de lundi 2 Octobre à Brasilia, la Commission européenne s’apprêterait à inclure la viande bovine dans les négociations de libre-échange et à proposer une concession de 70 000 tonnes équivalent carcasses.

Pour le Porte-parole des sociaux-démocrates européens à l’Agriculture : « La machine est en marche ! Une semaine après l’entrée en vigueur du CETA, qui prévoit que le contingent d’importation dans l’UE de bœuf canadien à droit nul passera de 7 640 t à 45 840 t sur six ans, cette proposition risque d’envoyer la filière bovine européenne à l’abattoir ! »

« Cette offre est inacceptable au vu de l’état de saturation du marché intérieur qui est à l’origine d’une crise sans précédent mettant en péril la survie de plusieurs milliers d’exploitations sur nos territoires. La filière bovine avait besoin de tout sauf de ça ! », souligne l’eurodéputé d’Occitanie.

Avant de rappeler que  la consommation de viande bovine a décliné de 20 % dans l’UE au cours des dix dernières années, que les pays du Mercosur n’ont pas les mêmes normes sanitaires que celles l’Union et que les négociations autour du Brexit et du prochain cadre financier pluriannuel budget font planer de nombreuses incertitudes sur l’agriculture européenne.

Pour Eric Andrieu, rapporteur pour la Commission Agriculture sur le mandat de négociation de pour la conduite des négociations commerciales de l’Union avec l’Australie : « Il faut que la Commission européenne arrête de se servir de l’agriculture comme monnaie d’échange pour un accès des produits industriels et services européen ! »

 

De conclure : « La viande bovine doit, impérativement, en tant que produit extrêmement sensible, être exclue de ces négociations, car au-delà de milliers d’emplois menacés, c’est l’avenir même de nos territoires qui est en jeu. »

 

 

Contact presse : Raphaël Delarue, + 32 486 359 463

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