Pour l’eurodéputé Eric Andrieu, la régulation des marchés est le grand absent des propositions de la Commission qui ne répondent pas aux enjeux du XXIème siècle.

Bruxelles – La Commission européenne, par le biais de son Commissaire à l’Agriculture, Phil Hogan (PPE, IR) présentait ce mercredi 29 novembre sa Communication sur « Le Futur de l’alimentation et de l’agriculture », dans laquelle elle dresse ses grandes lignes d’orientation pour la future Politique Agricole Commune (PAC), avant une « réforme » prévue pour juin prochain. Eric Andrieu salue les propositions de modernisation et de simplification de la PAC: « Les plans stratégiques nationaux pour la PAC rassemblant les aides du 1er et du 2ème piliers va dans le bon sens et apporteront plus de cohérence et une plus grande marge de manœuvre aux États membres et aux acteurs sur le terrain. »

L’eurodéputé socialiste se félicite, par ailleurs, que la Commission ait reprit à son propre compte un certains nombres de ses propositions dans sa communication, notamment sur la question de l’emploi, à travers le plafonnement des aides, la valorisation de la bio-économie, et une nouvelle approche du verdissement.

Eric Andrieu, regrette cependant que « La Commission se limite à quelques ajustements des outils existants. On change de méthode mais pas d’orientation ! La Commission maintient le cap sur les marchés et garde son dogme libéral ! La régulation des marchés est le grand absent des propositions de la Commission européenne. »

Pour le Porte-parole des sociaux-démocrates à l’Agriculture : « La Commission continue de privilégier sa politique libre-échangiste avec une agriculture intensive orientée vers les marchés à l’export, alors que les agriculteurs attendent une plus grande stabilité du secteur et des prix rémunérateurs ! »

Sur la question des migrations, l’eurodéputé socialiste estime que la PAC doit être cohérente avec la politique de développement de l’UE : « s’il est vrai que la PAC doit prendre, à terme, une part plus grande dans la prévention du phénomène migratoire, elle doit le faire en s’attaquant à la racine, par davantage de coopération et en favorisant un nouvel ordre multilatéral, plus juste, qui rétablisse l’autonomie alimentaire de chaque région du monde. La future PAC n’a pas vocation à nourrir 9 milliard d’individus à l’horizon 2050. »

L’eurodéputé français appelle, en outre, Phil Hogan à ne pas céder sur la question du cofinancement du premier pilier de la PAC : « L’idée d’un cofinancement du premier pilier serait inadmissible et mortifère pour la politique la plus intégrée de l’UE et l’ensemble du projet européen.

Avant de conclure : « La frilosité des propositions de la Commission européenne tranchent avec les défis environnementaux, climatiques et alimentaires, qui se dressent devant nous, et qui nous imposent une révolution de notre modèle agricole, et ce, dès à présent ! »

 

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