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Pesticides génétiques toxiques: la nouvelle arme de destruction massive…

Pesticides génétiques toxiques: la nouvelle arme de destruction massive…

Alors que l’Europe a entrepris de réduire de 50% l’utilisation de pesticides d’ici 2030, les multinationales de l’agrochimie sont sur le point de proposer une nouvelle génération d’insecticides issus des biotechnologies génétiques. « La cascade de risques potentiellement incontrôlables d’une telle pratique pourrait être le dernier clou du cercueil de la biodiversité! » tonne Eric Andrieu, eurodéputé PS en charge des questions d’agriculture et d’environnement au Parlement européen. « Qui plus est, on pourrait attendre qu’une telle technique soit soumise au principe de précaution: MAIS NON, elle est testée en ce moment sur des champs aux quatre coins de l’Europe, notamment en France, en Espagne, en Allemagne et en Slovénie. » dénonce encore l’élu européen.  » J’interpellerai ce 22 mars la Commission européenne en urgence« .

« Le génie sorti de sa bouteille de round up va tenter d’exaucer le vœu des multinationales de l’agrochimie: faire de l’argent au détriment de la biodiversité, transformer la nature en laboratoire et tout ce qui vit sur terre en cobaye: c’est inacceptable! » tonne-t-il.

Une nouvelle technique: le silençage génétique

Ces pesticides sont des ARNi (Acide RiboNucléique interférent) conçus pour interférer avec l’expression génique d’insectes ravageurs des cultures pour éteindre l’expression de gènes essentiels à leur survie : technique dite du silençage génétique. En d’autres termes, le pesticide va bloquer la production de protéines nécessaires à l’activation d’une fonction vitale chez l’insecte qui y sera exposé, entraînant ainsi sa mort à coup sûr.

 

L’agrochimie nous dira sûrement que le ciblage est hyper précis et infaillible mais plusieurs études démontrent déjà que ce n’est pas le cas. D’autres espèces partageant une partie des gènes de l’insecte ciblé pourraient être touchées et donc exterminées, comme les pollinisateurs.

 

« Par exemple, pour lutter contre les doryphores, petits coléoptères qui déciment les cultures de pommes de terre à travers le monde, cette technique de silençage pourrait également éteindre un gène chez des bourdons ou des abeilles et donc provoquer leur disparition. »

 

Des tests en plein air aux 4 coins de l’Europe et du monde

 

« Le principe de précaution devrait être la boussole. Les effets en cascade de ce type de produits, leurs conséquences potentielles incommensurables sur la biodiversité, sur l’environnement et sur la santé humaine sont autant de raisons pour que soient menées avant toute utilisation dans la nature, toute une batterie d’évaluations de ces pesticides génétiques avant une éventuelle mise sur le marché.

 

Et pourtant NON! On apprend qu’une entreprise teste ces pesticides ARNi à ciel ouvert, sur des champs aux quatre coins de l’Europe et du monde, sans que les autorités européennes compétentes n’en soient même averties. » dénonce Eric Andrieu.

 

Une stratégie de mise devant le fait accompli

 

« Ces essais en plein champ profitent-ils d’un vide juridique ? La question se pose ! Quoiqu’il en soit cette stratégie de mise devant le fait accompli ternit sérieusement la crédibilité de la Commission européenne qui a annoncé un cadre réglementaire plus permissif pour les nouveaux OGMs issus eux aussi des dernières techniques du génie génétique. » s’interroge l’eurodéputé.

Des alternatives

Il est urgent de sortir de la fuite en avant où une nouvelle solution technique encore plus dangereuse vient remplacer une technique dans l’impasse. La réduction des pesticides n’est pas un saut dans le vide, les alternatives offertes par le biocontrôle et l’agroécologie se développent et les centres de recherche en pointe sur le sujet travaillent à la fin des pesticides de synthèse d’ici à 2050.

« L’utilisation des pesticides ne devraient venir qu’en dernier recours lorsqu’il n’existe pas encore de techniques agroécologiques fiables et à la portée des paysans pour lutter contre la dépendance aux intrants. »

 

En conclusion

« L’objectif du Green deal de réduire de 50% l’utilisation des pesticides d’ici 2030 doit être accompagné d’une politique volontariste pour accompagner les agriculteurs dans la prise de risque qu’implique la transition écologique. La réduction des pesticides de synthèse ne peut être l’alibi des multinationales d’agrochimie pour jouer les apprentis sorciers avec de nouvelles techniques génétiques hors de contrôle et faire courir à notre environnement et notre santé un risque tel qu’aucun retour ne serait possible.

Les intérêts particuliers de quelques méga entreprises ne peuvent prendre le pas sur l’intérêt général.

Rien, non rien, ne justifie de faire peser une telle menace sur l’ensemble des écosystèmes! » conclut l’Eurodéputé Eric Andrieu.

 

Contact presse

Emmanuel Foulon

Porte-parole / Attaché de presse

0032 497594186

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